« Couleuvre Man ».
Photo: Mélissa Labonté
Fantômes dévoile « Couleuvre Man », un clip satirique qui rend hommage à Werner Herzog
Après avoir lancé son troisième album le 30 octobre dernier, « Couleuvre », l’artiste Fantômes (projet de Bobby Lehoux) poursuit son exploration des paradoxes humains avec la présentation d’un tout nouveau clip vidéo pour le titre éponyme, intitulé « Couleuvre Man ». Prenant la forme d’un faux documentaire humoristique, la vidéo s’inspire du chef-d’œuvre de Werner Herzog, « Grizzly Man ».
Le concept visuel de l’album et du clip est né d’une trouvaille fortuite : la mention du documentaire culte « Grizzly Man ». Ce film dépeint la folie d’un homme qui, en voulant posséder et domestiquer la nature sous prétexte de l’aider, finit par causer sa propre perte.
Le clip « Couleuvre Man » se veut un hommage satirique à cette œuvre, mettant en scène un protagoniste beaucoup plus paresseux, maladroit et moins enclin au sacrifice que son modèle.
« Le fil conducteur de « Couleuvre », c’est l’idée que même dans sa quête de beauté, l’être humain est destructeur », explique Bobby Lehoux. « "Couleuvre Man" est l’extension humoristique de cette idée, montrant un anti-héros qui incarne l’intervention humaine maladroite dans un milieu qu’il croit maîtriser. »
L’horticulture, le rock et les couleuvres
Rappelons que l’album « Couleuvre » a pris racine dans l’expérience quotidienne de Bobby Lehoux en tant qu’horticulteur. C’est son observation des sols et de l’impact humain sur la biodiversité — notamment la perturbation de l’habitat des couleuvres par la création de jardins à l’été 2024 — qui a nourri les quatorze chansons.
L’œuvre aborde des thèmes universels tels que la destruction, l’autosabotage et le capitalisme, en les contrastant avec des messages de communauté, d’amour sans possession et d’anticonformisme. Musicalement, Fantômes navigue entre un rock psychédélique texturé et une pop discordante qui rappelle les guitares de Ty Segall et l’influence constante de Fred Fortin.























