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    « L’éveil du printemps » s’installera au Théâtre Denise-Pelletier du 23 janvier au 17 février 2024 «L'éveil du printemps». Photo: Courtoisie

    « L’éveil du printemps » s’installera au Théâtre Denise-Pelletier du 23 janvier au 17 février 2024

    4 octobre 2023, 09h21
         |     

    Du 23 janvier au 17 février 2024, le Théâtre Denise-Pelletier présente « L’éveil du printemps » de David Paquet (lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général à deux reprises pour « Porc-Épic » et « Le poids des fourmis »).

    Paquet fait sienne la pièce de Frank Wedekind avec cette libre adaptation à laquelle il insuffle tout son humour vorace, sa maîtrise du rythme et son amour pour les personnages au caractère bien trempé. Avec sa plume à la sensibilité crèvecoeur et les personnages pétulants qu’on lui connaît, il extirpe la sève des grands thèmes de « L’Éveil du printemps » : sexualité et interdit, domestication et liberté, afin d’en faire éclore de tout nouveaux bourgeons.

    Le créateur multidisciplinaire et metteur en scène Olivier Arteau (« Maurice », « Pisser debout sans lever sa jupe ») pousse encore plus loin son exploration des corps, de leur fragilité comme de leurs fulgurances et pulse son oeuvre scénique de mille élans sensoriels et athlétiques, soutenus par les intuitions du chorégraphe Fabien Piché et de la scénographe Amélie Trépanier.

    « La pièce de Wedekind dénonce les conséquences tragiques d’une société bourgeoise qui refuse de parler de sexualité à ses adolescents, explique David Paquet. [...] Pour moi, c’est là un des défis centraux d’une réécriture contemporaine de la pièce. Ma façon d’être fidèle à "Wedekind" a été de conserver l’essence des personnages, de respecter le territoire thématique et de calquer la structure générale de sa pièce ; tout en m’accordant plusieurs libertés. »

    « Le désir d’injecter de l’humour et de la vitalité a guidé une partie de ma réécriture, mais jamais dans l’intention de gommer le côté provocateur, continue David Paquet. On rit beaucoup, jusqu’à ce qu’on ne rit plus du tout. Et ça repart, encore et encore, ce qui rend le récit imprévisible. Faire passer le public par une tempête d’émotions me semblait une excellente façon de parler d’éveil sexuel et d’adolescence. "L’Éveil", c’est ma pièce sous hormones ! En écrivant, je me suis souvent posé la question « Pourquoi taper sur les mains d’une jeunesse qui a le monde au bout des doigts ? » Ce qu’on ne veut pas que les jeunes voient, ils l’ont vu hier. Cessons de se faire croire le contraire. À moins qu’on ne tienne à être cette bourgeoisie hypocrite que Wedekind pointait du doigt. »

    Synopsis : Leur jeunesse n’a d’égal que leur désir d’être et d’aimer. À l’école ou à la maison, elles ou ils ou iels tentent maladroitement de décoder leurs pulsions naissantes ou débordantes. Moritz (Gabriel Favreau), Wendla (Sarah Villeneuve-Desjardins), Melchior (Claude Breton-Potvin), Martha (Carla Mezquita Honhon) et Otto (Gabriel Lemire) se butent au silence assourdissant qui entoure leur éducation sexuelle. Leurs fantasmes peuvent-ils être criés au micro de la radio étudiante ? Assumés en plein jour ? Par-dessus leurs épaules ou leurs claviers, les adultes se font du sang d’encre et balbutient leur propre libido. Dans la forêt avoisinante, la nuit condense la sève adolescente, elle amplifie les peurs comme les libertés.

    De l’Allemagne du 19e siècle, celle du dramaturge Frank Wedekind qui a vu son oeuvre d’abord censurée, jusqu’au Québec du 21e, l’éveil sexuel demeure teinté de tabous, tiraillé entre la découverte et l’inconnu, l’autorité et l’apprentissage, le plaisir et la culpabilité. Mais à qui sont nos corps, sinon à nous-mêmes ? À quelles saisons doit-on consentir pour s’appartenir pleinement ?

    Lauréat de plusieurs prix

    • Prix Robert-Lepage 2022-2023, décerné à Olivier Arteau, accompagné de Fabien Piché aux chorégraphies, pour la meilleure mise en scène.
    • Prix Paul-Bussières 2022-2023, décerné à Amélie Trépanier pour le meilleur décor.

    Rencontre avec les artistes

    Une rencontre avec les artistes aura lieu le samedi 3 février après la représentation de 16h.

    David Paquet

    David Paquet est diplômé du programme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada en 2006. Maintes fois primées ici et à l’international (Prix littéraire du Gouverneur général en 2010 et 2022, Prix Michel-Tremblay, Prix Sony-Labou-Tansi, Prix Auteur dramatique du Théâtre d’Aujourd’hui), ses oeuvres ont été présentées dans plus d’une douzaine de pays en Europe et en Amérique du Nord. Parmi celles-ci, on compte « Porc-épic », « 2h14 », « Appels entrants illimités », « Le Brasier », « Les Grands-mères mortes » (cosignée), « Le Soulier », « Chansons pour le musée » (cosignée), « Le Poids des fourmis » ainsi que « Papiers Mâchés » et « Le Voilier » (manifeste du fragile), deux solos de stand-up poétique qu’il interprète lui-même. En plus de sa démarche d’auteur, il accompagne régulièrement d’autres créateurs en tant que dramaturge, formateur et professeur, entre autres pour l’École nationale de théâtre du Canada, le Centre des auteurs dramatiques et le Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Il a reçu pour la deuxième fois en 2022, le Prix littéraire du Gouverneur général pour Le poids des fourmis.

    Olivier Arteau

    Olivier Arteau est un artiste interdisciplinaire formé en jeu et en danse. Il est à la fois auteur, metteur en scène, chorégraphe et désormais directeur artistique du Théâtre du Trident. Il est le créateur derrière « Doggy dans Gravel », « Made in Beautiful » et « La pudeur des urinoirs ». Dans le cadre de son premier grand plateau au Théâtre du Trident, il procède à une réclusion volontaire d’un mois pour saisir la soif d’absolu qui guide l’indomptable « Antigone », ce qui lui vaut le Prix de la critique (Québec) pour la meilleure production. On lui doit également l’adaptation et la mise en scène de « Ce qu’on respire sur Tatouine » de Jean-Christophe Réhel.

    Fabien Piché

    Fabien Piché grandit dans le Bas-Saint-Laurent et complète sa formation à l’École de danse de Québec en 2010. Depuis, il agit principalement comme interprète et collaborateur à la création lors de projets divers avec entre autres Alan Lake, Harold Rhéaume, Karine Ledoyen, Théâtre rude ingénierie, Lina Cruz, Jacynthe Carrier, Jacques Poulin-Denis, Paul-André Fortier, Parts+Labour danse. Il explore l’acte performatif transdisciplinaire dans des projets polymorphes qui questionnent l’intimité et le lien à l’autre (Les hiérarchies horizontales, La pudeur des urinoirs). Son parcours créatif est ponctué par le bricolage et les réflexions cosmiques, afin de rêver durablement et collectivement à de nouveaux dialogues. Il collabore également comme chorégraphe au théâtre avec Eliot Laprise (« Je veux participer au chaos ») et Olivier Arteau (« Pisser debout sans lever sa jupe »). À l’automne 2022, il part 5 semaines se former en Flying Low et Passing Through auprès de David Zambrano, au Tictac Art Centre à Bruxelles. Depuis 2020, il enseigne également comme professeur invité au sein de l’École de danse de Québec.

    Frank Wedekind

    Frank Wedekind est né le 24 juillet 1864 à Hanovre, de parents s’étant rencontrés aux États-Unis après avoir quitté l’Allemagne en raison de leurs idées politiques. Même à un jeune âge, Frank Wedekind aime écrire en s’inspirant d’éléments de sa propre expérience de vie. Suite à la mort de son père en 1888, il hérite d’une grande fortune qui lui permetra de quitter son emploi de journaliste et de se consacrer à l’écriture. C’est donc en 1891 qu’il publie « L’Éveil du printemps », sa première pièce. Abordant des thèmes comme la sexualité, le viol, le suicide, la masturbation et l’homosexualité, son texte est rapidement censuré par la police européenne, puisqu’il est considéré comme « pornographique ». C’est seulement en 1912 que la pièce sera rendue légale dans son intégralité, soit 21 ans plus tard.

    « L’Éveil du printemps »

    À la Salle Denise-Pelletier du 23 janvier au 17 février 2024

    • Texte : David Paquet
    • Librement inspiré de l’oeuvre de Frank Wedekind
    • Mise en scène : Olivier Arteau
    • Assistance à la mise en scène : Daniel D’Amours
    • Scénographie : Amélie Trépanier
    • Costumes : Linda Brunelle
    • Lumières : Jean-François Labbé
    • Conception sonore : Antoine Bédard
    • Chorégraphies : Fabien Piché et Olivier Arteau
    • Accessoires : Églantine Mailly
    • Assistances aux costumes : Marie-Audrey Jacques
    • Maquillages : Élène Pearson
    • Avec :
      • Lé Aubin
      • Marie-Josée Bastien
      • Claude Breton-Potvin
      • Ariel Charest
      • Gabriel Favreau
      • Gabriel Lemire
      • Marc-Antoine Marceau
      • Carla Mezquita Honhon
      • Sébastien Rajotte
      • Sarah Villeneuve-Desjardins
    • Coproduction du Théâtre Denise-Pelletier et du Théâtre du Trident

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