Les exclusivités
Chaque jour, depuis 40 ans, les journalistes de Qui fait Quoi rencontrent et donnent la parole aux professionnel·le·s de l'image et du son (cinéma, télévision, scène, musique, communication, culture…). Entrevues exclusives, reportages inédits, visites de plateaux, entrevues dans les coulisses, podcasts, interview vidéo, compte-rendu d'événements et de festivals, analyses, réflexions… Les abonné·e·s de Qui fait Quoi profitent grâce à ces contenus originaux d'une veille stratégique de premier plan.
Étant tous deux diplômés des programmes d’écriture scénaristique de l’Institut national de l’image et du son (L’inis), Laetitia Demessence et Antoine Symoens entretiennent un lien étroit avec leur centre de formation, lui dédiant à la fois leur temps et leur expertise en parallèle de leurs mandats et projets personnels. C’est donc tout naturellement qu’ils ont répondu à un appel lancé par l’équipe responsable de l’organisation du 30e anniversaire de L’inis, qui les a invités à s’intégrer au comité de visionnement de « 30 ans, 30 films », une rétrospective en ligne des oeuvres les plus marquantes produites par les étudiants de l’établissement. Qui fait Quoi les a abordés lors du dévoilement des célébrations planifiées cette année, afin d’en savoir davantage sur leur démarche en ce sens.
Après s’être fait un nom en tant que batteur sur la scène rock du Nouveau-Brunswick dans les années 1990, Tim Rideout s’est installé à Montréal au début du siècle, désireux de faire des productions audiovisuelles québécoises son prochain moyen d’expression musicale. C’est ainsi qu’il a, au fil des vingt-cinq années suivantes, assuré ou contribué à la composition à l’image d’oeuvres telles que « Louis Cyr », « L’échappée », « Les moments parfaits », ou encore « La Guerre des tuques 3D ». Un catalogue fourni que le musicien et « chief awesome officer » de Fibii Media aimerait pouvoir davantage mettre de l’avant, persuadé comme il est que l’industrie québécoise de la musique aurait fort à gagner en développant son marché des bandes sonores originales. Une conviction qu’il a exprimée publiquement au rendez-vous « Quand la musique rencontre l’image » et qu’il a détaillée en entrevue avec Qui fait Quoi.
Trois foyers, trois cas de figure très différents, mais un lien commun : la dépendance aux écrans. C’est à cet enjeu de plus en plus présent dans la société que s’attaque « Cobayes : les écrans », un documentaire produit par Picbois et réalisé par Catherine Proulx. L’idée est venue à la productrice Karine Dubois et à la réalisatrice en discutant. Toutes les deux travaillent ensemble depuis longtemps, rappelle Catherine Proulx, et la productrice voulait amener l’idée d’une expérience sociale dans laquelle on demanderait à des gens de se prêter au jeu pour réfléchir à l’utilisation des écrans.
Depuis 17 ans, Mélissa Lefebvre enseigne l’art dramatique au secondaire dans deux classes, l’une pour l’accueil pour les nouveaux arrivants et l’autre pour les classes adaptées au spectre de l’autisme. Elle avait déjà collaboré avec le réalisateur Paul Tom sur le film « Bagages », qui racontait le parcours de nouveaux arrivants. Tous les deux ont repris leur collaboration pour le documentaire « Bulles », un projet qui a donné naissance à Classe libre, une toute nouvelle maison de production québécoise. Qui fait Quoi s’est entretenu avec eux.
En tant que cofondateur et coactionnaire principal de Casadel Films au côté de son cousin, Patrick Francke-Sirois, Thierry Sirois porte plusieurs casquettes au sein de sa boîte de production, étant avant tout réalisateur, mais également directeur technique et directeur photo. Une polyvalence qu’il a eu l’occasion de démontrer derrière la caméra et dans la salle de montage des projets documentaires « Ressacs », « Le dernier vol de Raymond Boulanger » et « Pilotes de brousse », à travers lesquels il s’est découvert un fort intérêt pour la cinématographie d’observation. Au fil de 2025, le cinéaste a perfectionné tous ses acquis lors de la réalisation d’« Au coeur du port », une série documentaire levant le voile sur le Port de Montréal, un lieu aussi essentiel à l’économie de la ville qu’inconnu de sa population. Qui fait Quoi a cherché à en savoir davantage.
Cinéaste métisse du Manitoba, Rhayne Vermette propose un cinéma troublant, fort, dérangeant. Autodidacte, elle a commencé par réaliser des courts métrages d’animation avant de tourner son premier long métrage, « Ste. Anne », avec une caméra Bolex et du film en 16 mm. En entrevue avec Qui fait Quoi, elle confie être devenue fascinée par l’idée du cinéma analogique. Son deuxième long métrage, « Levers », présenté au TIFF et au Festival du nouveau cinéma en 2025, prend l’affiche du 26 février au 4 mars au Cinéma Moderne.