Les exclusivités
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Si son instinct l’a menée vers le roman « Ör » de l’Islandaise Audur Ava Ólafsdóttir, paru en 2017, Léa Pool croit que c’est, en partie, en raison de ses propres racines européennes. Les conflits qui sévissent sur le continent outre-Atlantique créent une angoisse plus profonde chez les citoyens, ne serait-ce que la guerre en Ukraine, qui n’avait pas éclaté au moment de l’écriture du scénario, bouleversant davantage l’Europe que l’Amérique. Outre cette dimension, la cinéaste admet se reconnaître beaucoup dans l’oeuvre de l’auteure : des personnages en transition, des lieux de passage et une démarche féministe. Voilà ce qui l’a menée à traduire au grand écran ce manuscrit, devenu « Hotel Silence » et racontant le parcours de Jean, un homme endeuillé qui part dans un pays détruit par la guerre.
Le 30 avril 2021, en pleine pandémie, le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ), le Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER) et Québecor, en collaboration avec ses filiales MELS et TVA, lançaient le programme On tourne vert. Trois ans plus tard, ce projet a beaucoup évolué et, surtout, des organismes tels que Téléfilm Canada, et les télédiffuseurs québécois dans leur ensemble et des studios ont adhéré à On tourne vert, histoire de rendre les plateaux de tournage davantage écoresponsables. Pour entamer sa troisième année, le BCTQ a décidé de réunir l’ensemble des acteurs de l’industrie audiovisuelle pendant une journée de réflexion.
Dans le cadre de la 8e édition du Sommet musique et technologie, organisé par l’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM), Jacynth Plamond-Émond, présidente et directrice générale d’InTempo Musique, est venue partager avec les professionnels de l’industrie de la musique une série d’outils technologiques d’intérêt, pour la plupart méconnus, regroupés selon différentes fonctions : de gestion, de synchronisation, de statistiques ainsi que promotionnelles et de recrutement. En voici quelques-uns évoqués lors sa revue.
La 8e édition du Sommet musique et technologie, concoctée par l’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM), a été inaugurée avec, d’emblée, l’énonciation d’un enjeu crucial pour l’industrie musicale : l’importance de mesurer la mise en valeur et la recommandation de la musique locale. Jérôme Payette, directeur général de l’APEM a d’abord pris la parole pour mettre en contexte cette question, puis, trois intervenants ont tour à tour présenté une preuve de concept, ébauche de trois projets de recherche destinés à inspirer le CRTC.
L’inspiration derrière un projet de scénario demeure assez mystérieuse, croit Sarah Lévesque. Dans le cas de « La fonte des glaces », second long métrage qu’elle signe avec le réalisateur François Péloquin, il n’y a pas de réponse claire, mais des impressions qui habitent et qui deviennent intéressantes à investiguer pour mieux comprendre. En tant que parents, les deux complices, qui forment également un couple, ont eu envie, en campant leur récit dans le monde carcéral, plus particulièrement dans une aile expérimentale de réhabilitation pour détenus ayant commis des homicides, de réfléchir aux concepts de punition et de transformation.
Le vendredi 15 mars, la ville de Montréal et la mairesse Valérie Plante ont convoqué différents joueurs à une réflexion quant aux enjeux que rencontrent les festivals dans la métropole. Comble de l’ironie, aucun des représentants présents à la table ronde « À quoi servent les festivals » - et dans la salle - dans le cadre de FIFA Connexions n’a reçu d’invitation à y participer. Pourtant, l’environnement festivalier montréalais, plus particulièrement celui des festivals de cinéma, est plus fragilisé que jamais. À Philippe U. del Drago, directeur général et artistique du Festival international du film sur l’art, se joignaient Damien Detcheberry, directeur général de Métropole Films Distribution, Guilhem Caillard, directeur général et artistique de CINÉMANIA, Marc Gauthier, directeur général des RIDM, Mercedes Sader, directrice générale de l’ARCA International Festival of Films on Arts, et Roxanne Sayegh, directrice générale des Cinémas Beaubien, du Parc et du Musée, à une discussion animée par Ian Gailer.