Les exclusivités
Chaque jour, depuis 40 ans, les journalistes de Qui fait Quoi rencontrent et donnent
la parole aux professionnel·le·s de l'image et du son (cinéma, télévision, scène,
musique, communication, culture…). Entrevues exclusives, reportages inédits, visites
de plateaux, entrevues dans les coulisses, podcasts, interview vidéo, compte-rendu
d'événements et de festivals, analyses, réflexions… Les abonné·e·s de Qui fait Quoi
profitent grâce à ces contenus originaux d'une veille stratégique de premier plan.
Après les courts métrages « Louise de 9 à 5 » et « Les mains sales », coréalisé avec Jani Bellefleur-Kaltush, Julien G. Marcotte prépare un premier long métrage, « Notre hospitalité », en collaboration avec Nicolas Poitras-Gamache, son fidèle complice directeur photo. Le duo a été sélectionné pour participer à la 4e édition de la Forge Québec Cinéma présentée par Netflix et a récolté une mention spéciale du jury lors de la remise de prix. Qui fait Quoi était sur place pour découvrir les détails de ce « drame historique subversif qui dépeint le Canada sans romantisme ni nostalgie comme un espace commercial impitoyable et un territoire usurpé à ses habitants ancestraux. »
« Les météorites » représente un projet de plusieurs premières. C’est la première oeuvre que concrétise la maison de production Inaru Films, fondée par Mylène Augustin et Marie Ka, un premier projet mis en branle en collaboration avec un diffuseur, mais plus encore, il s’agit de la première websérie produite au Québec par deux femmes afrodescendantes. Scénarisée et réalisée par Nadia Louis-Desmarchais, la série courte disponible sur ICI Tou.tv est née grâce à un programme de résidence en scénarisation copiloté par Black On Black Films et financé par le Fonds des médias du Canada. « C’était une édition spéciale pour le développement de websérie. Nadia a été accompagnée dans une première phase d’écriture centrée sur la bible et la description des personnages », raconte Mylène Augustin en entrevue.
Librement inspirée d’une histoire vraie, « Les météorites » est basée sur le récit personnel de la scénariste et réalisatrice Nadia Louis-Desmarchais. La série courte de fiction raconte le parcours de Léna et Maëlle, deux soeurs d’origine haïtienne retirées de leurs racines biologiques et placées dans une famille d’accueil blanche dans les années 2000 au Québec. Produits par Inaru Films, les 10 épisodes de 15 minutes disponibles sur ICI Tou.tv abordent le thème de la famille, de la signification de ce terme, de résilience et de solidarité.
Projeté dans le cadre des Rendez-vous Québec Cinéma, « L’Ouragan F.Y.T. », deuxième long métrage d’Ara Ball est l’adaptation en format long de son premier court métrage « L’Ouragan Fuck You Tabarnak », paru en 2013. Invité à prendre la parole durant les Rendez-vous Pro, le scénariste et réalisateur a échangé avec le professeur et auteur Bill Marshall à propos du processus de transition entre les deux formats. Le film trace le portrait d’un enfant issu d’un milieu défavorisé qui, en 1991, vit son existence comme étant l’Ouragan.
Conviées à partager leur expérience et leur pratique en tant que cinéastes de la diversité BIPOC (ou en français PANDC, pour Personnes autochtones, noires et de couleur) dans une discussion présentée par la SARTEC intitulée « Nouvelles voix : éclosion cinématographique au Québec », Nadia Louis-Desmarchais et Marya Zarif ont rappelé la catégorisation qu’elles et leur travail subissent encore aujourd’hui, la première après plusieurs courts métrages et une première websérie, « Les météorites », disponible sur ICI Tou.tv, la seconde dont le premier long métrage d’animation « Dounia et la princesse d’Alep » a connu un certain succès à l’international, mais aurait été, « snobbé » par le milieu québécois. Dans une animation bienveillante de Marina Mathieu, travailleuse culturelle multidisciplinaire, les deux scénaristes et réalisatrices ont exprimé leur point de vue sur cette délicate question.
L’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM) organisait aux Rendez-vous Pro, en partenariat avec les RVQC, une table ronde pour décrire et suggérer les divers répertoires de cinq étiquettes musicales majeures du moment, désireuses de joindre les trames sonores de productions locales. S’en suivait une activité de réseautage au Foyer de la Cinémathèque québécoise. Dans un premier temps, voici les présentations choisies des catalogues diversifiés des éditeurs musicaux montréalais Bonsound et Hook Publishing. Dans un second article, nous aborderons les labels Quartier Général, Moonshine Music et Disques 7ieme Ciel de ce même panel de discussion.