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Coprésentateur des Rendez-vous Pro, la Société des auteur·trice·s de radio, télévision et cinéma (SARTEC) célèbre cette année son 75e anniversaire. Le regroupement organisait d’ailleurs un petit déjeuner lançant l’édition 2024 du volet professionnel des Rendez-vous Québec Cinéma. Le désir, explique toutefois Laurent Dubois, directeur général par intérim de l’organisme, est de célébrer toute l’année en effectuant diverses sorties médiatiques. Une première lettre ouverte signée par Chantal Cadieux, autrice et présidente du conseil d’administration, parue dans les médias la semaine dernière, a déjà ouvert le bal. « Notre objectif est de démontrer que les scénaristes ont une place essentielle dans tous les projets, car ils en sont l’initiative, à l’origine. C’est grâce à eux que nos histoires sont racontées », rappelle le directeur général de l’organisation.
Le projet de long métrage « Mater » récolte les honneurs de la 4e édition de La Forge Québec Cinéma. Présentée par Netflix, la fabrique créative, qui consiste en une série d’activités permettant à six duos de développer un projet de long métrage de fiction, culminait, lors des Rendez-vous Pro, avec la présentation des pitchs. La scénariste et réalisatrice Émilie Serri (« Damascus Dreams ») ainsi que le compositeur Robin Pineda Gould ont décroché la bourse de 10 000 $ après avoir dévoilé les détails de leur projet inspiré par une expérience transformatrice : la maternité.
Si François Létourneau n’avait qu’un seul conseil à prodiguer à ceux et celles qui souhaitent engager une carrière en scénarisation, c’est bien, ironiquement, celui de ne retenir aucune recommandation à propos du métier. Pour l’homme qui prépare la sortie imminente de la troisième et ultime saison de « C’est comme ça que je t’aime », l’écriture est un travail ardu, qui naît d’un besoin viscéral et demeure infiniment intime, et donc, varie vraisemblablement d’un scénariste à l’autre. Aux côtés du directeur général de Québec Cinéma Dominique Dugas, l’une des deux plumes derrière « Les invincibles » et « Série noire », était conviée à ouvrir la série de discussions des Rendez-vous Pro 2024 qui cette année mettent à l’honneur la scénarisation.
En 2019, la trajectoire personnelle et cinématographique d’Adrian Wills a été complètement bouleversée. De passage à Terre-Neuve, province où il est né, puis adopté, il est encouragé par des amis à tenter de retrouver ses parents biologiques. Il se rend alors dans un hôpital à Saint-Jean de Terre-Neuve, sans qu’on veuille lui donner la réponse à sa question. Il visite par la suite la station de radio Voice of the Common Man, fondée en 1936, où il parle de ses origines. L’extrait est partagé sur les réseaux sociaux, puis sa tante et sa cousine le contactent. En parallèle, il soumet l’idée d’un projet de film sur ses origines à l’Office national du film du Canada. Vient alors de commencer « A Quiet Girl (Une fille tranquille) », une épopée de deux ans où le documentariste, en pleine pandémie, va partir à la rencontre de son identité… et de la notion de vérité.
En 2008, Jean-Daniel Desroches a obtenu du financement pour une idée de court métrage à propos d’un homme se remémorant une partie bien précise de son enfance, idée qui s’est métamorphosée en projet de long métrage lorsqu’il a rencontré le réalisateur Patrick Boivin, puis Cédric Bourdeau et Stéphane Tanguay des Productions Kinesis en 2013. Le fil conducteur est demeuré le même au fil du temps, confie le scénariste en entrevue, soit celui d’évoquer le deuil, et plus particulièrement son déni, dans une histoire qui, dans la version immortalisée d’« Écho à Delta », est racontée d’après le point de vue d’Étienne, un garçon de 10 ans, s’expliquant la disparition de son jeune frère David par un enlèvement extraterrestre.
Étiquette composée majoritairement d’artistes produisant de la musique francophone, Rosemarie Records poursuit le développement de ses efforts à faire rayonner son catalogue ici comme à l’étranger. Le plus récent coup de l’entreprise est d’avoir réussi à synchroniser la musique du compositeur Simon Leoza dans « A House Is Not a Disco », un long métrage documentaire qui sera présenté en première mondiale à South by Southwest, nous apprend en entrevue Olivier Grenier-Robert, directeur des opérations et des éditions pour le label.