Les exclusivités
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Ils étaient plus d’une vingtaine à accueillir avec attention, curiosité et admiration les propos et les histoires des invités professionnels de la cinquième édition de la Watch, volet professionnel du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT). Pendant deux jours, les cinéastes présentant un film dans la section Espace court du festival étaient invités dans un chalet situé en bordure du Lac Kanasuta pour entendre les témoignages, mais aussi pour échanger avec leurs collègues plus établis aux parcours diversifiés dans une formule décontractée, intime et rythmée. Qui fait Quoi a assisté aux deux journées de discussions en compagnie de la cohorte les 27 et 28 octobre derniers.
« Ru » n’était pas inscrit dans la programmation du 42e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT), ce qui n’a pas empêché l’événement de mettre en lumière le long métrage à venir réalisé par Charles-Olivier Michaud, scénarisé par Jacques Davidts et produit par Amalga. En guise d’avant-goût du long métrage qui prend l’affiche le 24 novembre au Québec, le réalisateur ainsi que Kim Thúy, écrivaine qui signe le roman duquel le film s’inspire, étaient les invités d’honneurs du traditionnel brunch-conférence du festival. Complices, ils ont échangé, sous la supervision passive du cinéaste et animateur Martin Guérin, sur la question de l’adaptation, la poésie et... le papier de toilette.
C’est dans les anciens locaux de l’Office national du film du Canada, sur le Chemin de la Côte de Liesse à Montréal, que Sphère Média immortalise des images de « 1995 », le plus récent long métrage de Ricardo Trogi et quatrième volet de sa série de films autobiographiques. Entre ces murs étaient réunis des figurants devant, entre autres, le comédien Mickaël Gouin dans un décor reproduisant l’un des studios de l’émission de télévision à laquelle le scénariste et réalisateur a participé au milieu des années 1990 et qui est au coeur de cette comédie dramatique dont le tournage doit également se dérouler au Maroc et au Népal. Qui fait Quoi a visité le plateau.
Lorsque l’équipe de Québecor Contenu a témoigné à Pixcom, puis au réalisateur Frédérick D’Amours ainsi qu’aux auteurs Charles Dionne et Martin Girard du succès de « Lac-Noir » sur Club illico et Addik, le trio s’est réuni pour réfléchir à la deuxième saison et rapidement la volonté d’ouvrir l’univers imaginé dans la saison 1 au point de vue mondial est apparue évidente. S’est alors dessinée une organisation planétaire supérieure, le Sénat, qui vient s’immiscer dans le quotidien du petit village québécois où subsiste une communauté de loups-garous. « Les punchs de la saison 2 sont intimement liés aux événements de la saison 1. On a ajouté une couche, on n’est pas partis dans une direction complètement différente », indique Charles Dionne, en entrevue avec Qui fait Quoi.
Après la diffusion à l’été 2023 de la série documentaire « L’agence », Simon Sachel est sollicité par un projet très attendu, « Elisabeth Rioux : sans filtre », série documentaire promise à la plateforme Prime Video. Dans les six épisodes de 30 minutes produits par Trio Orange, le réalisateur fait équipe avec la populaire influenceuse et entrepreneure de 26 ans afin de briser l’image que cette dernière entretient sur les réseaux sociaux. En entrevue, le réalisateur, toujours en montage d’une série qui doit être rendue disponible en 2024, affirme qu’il s’agit de son projet le plus long, entamé il y a de cela un an et demi.
Avec une seconde saison de « Lac-Noir », Frédérick D’Amours peut plonger encore plus profondément dans l’univers que Charles Dionne, Martin Girard et lui ont imaginé. La perspective de ce petit village qui abrite une communauté de loups-garous s’élargit pour laisser place à une mythologie davantage fignolée. Dans ces huit nouveaux épisodes destinés à Club illico, l’idéateur et réalisateur, mordu de cinéma de genre, insuffle même une dimension politique à son monde fantastique où la meute est ici confrontée à un puissant sénat.