Les exclusivités
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Il s’en est passé des choses au cours des dernières années pour Miryam Charles. D’abord, « Cette maison », un premier long métrage à la frontière du documentaire, de la fiction et de l’expérimentation, a été présenté à la Berlinale en 2022. Ensuite, « Après le déluge », une première série de fiction à titre de coproductrice voit le jour sur Noovo. La scénariste et réalisatrice voit maintenant sa plus récente offrande, « Tous les jours de mai », un court essai documentaire, être sélectionné dans la section Short Cuts au Toronto International Film Festival (TIFF). Pour l’occasion, elle s’est assise avec Qui fait Quoi afin d’échanger sur cette oeuvre, mais aussi sur la suite des choses.
Lorsque le studio KOZE a commencé la production de la série Web « Vidanges », le programme On tourne vert n’existait pas encore. Cependant, la jeune boîte de production tenait à ce que le tournage soit le plus écoresponsable possible. Lors d’une présentation au Salon des membres des Prix Gémeaux, organisé par l’Académie du cinéma et de la télévision du Québec, les producteurs Vincent Chabot et Valérie Naud ont échangé avec Isabelle Ducournau, directrice par intérim du secrétariat de la Grappe audiovisuelle du BCTQ et responsable, à ce titre, de On tourne vert, pour expliquer comment s’est déroulé cette production.
Chaque année, vers la fin du mois de janvier, le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) dresse un portrait des résultats économiques de l’industrie de l’audiovisuel de l’année précédente. Or, pour l’année 2022, les résultats révèlent à nouveau une croissance économique remarquable, avec la quasi-totalité des secteurs de l’industrie à la hausse. Toutefois, Christine Maestracci, présidente-directrice générale, tempère ces résultats et rappelle que l’industrie, particulièrement dans le contexte des deux grèves aux États-Unis, traverse une période difficile.
Après une première mondiale à la Giornate Degli Autori de Venise, « Vampire humaniste cherche suicidaire consentant » est présenté au public nord-américain à Toronto. Produit par Art et Essai, le premier long métrage d’Ariane Louis-Seize, coscénarisé par Christine Doyan, est également le premier que concrétisait la boîte de production depuis que Jeanne-Marie Poulain en a repris les rênes en 2020. Depuis, raconte-t-ielle à Qui fait Quoi en entrevue en direct du TIFF, l’entreprise a beaucoup évolué.
Depuis 20 ans, DOC (Documentaristes du Canada) produit des rapports sur la production documentaire au Canada. À l’heure où le gouvernement canadien vient d’adopter le projet de loi C-11, transformant le système de production documentaire au pays pour la première fois en 30 ans, l’organisation dévoile la 7e édition de son étude « Toute la vérité (Getting Real 7) » en marge du Toronto International Film Festival. La première constatation, note Sarah Spring, directrice générale de DOC, est que la production et la consommation de contenu documentaire a augmenté par rapport à 2018 – atteignant 11,2 millions d’heures de contenu anglophone et 5,1 millions d’heures de contenu francophone en 2021 – et encore davantage de 2020 à 2022, en s’accélérant de 53,2 %.
Oeuvre très personnelle, « Les patins » est un scénario qu’Halima Ouardiri a écrit très rapidement. Sans être autobiographique, le récit de la petite Mina, dont le père vient tout juste de divorcer d’avec sa mère, s’inspire d’émotions qui lui sont très familières, confie la scénariste et réalisatrice, rencontrée au Toronto International Film Festival (TIFF) où le court métrage était présenté en première mondiale.