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Dès qu’il a vu le court métrage « Istvan et la truite à fourrure » de Sophie Farkas Bolla, Hany Ouichou s’est fasciné pour la dimension imaginaire que la cinéaste intégrait à un univers réaliste, une démarche formelle assez inédite au Québec. Les deux artisans du cinéma ont alors collaboré sur un premier court métrage, « Au temps des monstres », un projet ambitieux qui fut très difficile à concrétiser. Avec le recul, le producteur constate les « erreurs » qu’il a commises et choisit d’apprendre de ce qu’il a moins bien réussi pour mieux déployer le premier long métrage de la réalisatrice, « Jules au pays d’Asha ».
Sphère Média souligne que son projet de film « Ethel » sera présenté au Gap-Financing Market de Venise. Ce marché est organisé dans le cadre de la 80e édition du Festival de Venise Production Bridge, qui se déroule du 31 août au 5 septembre.
Pour la deuxième saison de « Bête noire », le changement de réalisateur entraîne également un nouveau directeur photo. Jérôme Sabourin, qui avait fait équipe avec Louis Bélanger sur la série « Anna et Arnaud », retrouve son complice et succède à Ian Lagarde derrière l’objectif. Mais même si cette seconde mouture relate un récit complètement inédit, où seuls les personnages d’Éliane Sirois et du sergent-détective Boisvert sont de retour, le directeur photo affirme que peu de questions esthétiques se posent lorsque vient le temps d’établir le look d’une série télévisée au Québec.
Avec son premier long métrage, « Jules au pays d’Asha », Sophie Farkas Bolla souhaitait parler du pouvoir de l’imaginaire de l’enfance lorsque vient le temps de surmonter des périodes difficiles. À travers cette idée allait émaner une histoire d’amitié entre deux enfants issus de cultures différentes, un garçon souffrant d’une mystérieuse maladie de la peau et une jeune fille autochtone. Au fil de leur aventure, ils vont grandir, se transformer, prendre conscience de qui ils sont et apprendre, avoir confiance en eux et comprendre le rôle qu’ils jouent dans le monde. Le processus d’écriture de ce film jeunesse produit par Hany Ouichou et Kim O’Bomsawin via Bêtes lumineuses, Terre innue et la Coop Vidéo de Montréal fut très long, rapporte la scénariste et réalisatrice en entrevue.
Reconnue pour le travail de conseillère à la scénarisation qu’elle exerce depuis 2002, Emmanuelle Beaugrand-Champagne a commencé son parcours comme régisseure au théâtre après avoir été formée à l’École Nationale de Théâtre du Canada. Près de dix ans plus tard, elle se lance dans le milieu du cinéma. C’est après avoir contacté le réalisateur Robert Favreau, en train de préparer des courts métrages destinés à l’apprentissage du français à l’Office national du film du Canada, qu’elle se familiarise avec le rôle de directrice de casting. « J’ai suivi Robert dans tout le processus, du casting jusqu’à la copie zéro », se remémore la consultante en entrevue, lors du dévoilement des nominations des 38es prix Gémeaux. Elle recevra le Prix des artisan·e·s lors du Gala de l’industrie le 14 septembre prochain.
Au fil de ses projets, Maxime Beauchamp s’intéresse à la quête identitaire, se manifestant sous toutes ses formes. Puis, il met de l’avant des thèmes LGBTQ+, comme dans sa série Web « Banni », diffusée précédemment sur Unis TV. Avec sa première série télévisée dramatique, pour laquelle il est idéateur et coscénariste, le créateur franco-ontarien souhaitait intégrer ces éléments à une trame narrative musicale. C’est à partir de là que le personnage de Zav s’est peu à peu dessiné et que l’univers de « Fem », dont le tournage vient de s’achever, a pris forme.