Les exclusivités
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Namai Kham Po a toujours été amoureux du cinéma. Il se souvient de la première fois qu’il a vu « Les sept samouraïs » à l’âge de 14 ans. Le réalisme et le récit du film d’Akira Kurosawa ont laissé une trace indéniable pour la suite. En 2002, il entame un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal. C’est à ce moment qu’il redécouvre le septième art et son langage. À sa sortie de l’école, il devient monteur jusqu’en 2021, moment où il s’inscrit à L’inis en réalisation et met en images une fiction, « Esquisse », ainsi qu’un court métrage documentaire, « L’atelier », sélectionné dans la programmation du 27e Festival REGARD.
Lorsqu’Anaïs Barbeau-Lavalette a décidé de réaliser le film « Chien blanc », qui raconte l’histoire d’un couple blanc privilégié dans une Amérique à feu et à sang à cause des tensions raciales, elle s’est demandé si elle avait le droit de raconter cette histoire qui n’était pas la sienne. La question de la création responsable se pose de plus en plus souvent. Pour l’aborder, les Rendez-vous Pro ont invité le réalisateur Will Prosper, le producteur de Nish Media Jason Brennan, le producteur Yannick Létourneau et la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette, qui a eu l’idée de ce panel, dans une discussion animée par la journaliste Émilie Nicolas dans le cadre de la plus récente édition des Rendez-vous Québec Cinéma.
Originaire de la communauté d’Uashat mak Maliotenam, Normand Junior Thirnish-Pilot a décroché deux des trois prix du concours Cours écrire ton court – édition 100 % région, remis à Saguenay en marge du Festival REGARD. Sans mots devant la foule, il a récolté les récompenses du meilleur scénario francophone remis par la SARTEC et le prix du Bureau du cinéma de Saguenay, célébrant le scénario le mieux ancré dans des lieux mettant en valeur la richesse du territoire. Qui fait Quoi a échangé avec le réalisateur quelques minutes après la cérémonie à propos de son projet gagnant « Mishta Shipu ».
La feuille de route d’Alexandre Nour Desjardins est déjà bien garnie. Entre vidéoclips et publicités, il a récemment collaboré à plusieurs projets de courts métrages comme « Invincible » de Vincent René-Lortie, « Simo » d’Aziz Zoromba, « Nanitic » de Carol Nguyen et « Les filles ne marchent pas seules la nuit » de Katerine Martineau. Le voilà désormais en train de conclure son premier long métrage aux côtés de Bachir Bensaddek avec « La femme cachée », tournage qui l’a amené en France et qui se termine en studio à Montréal. Qui fait Quoi a échangé avec le directeur photo sur le plateau.
Pour les besoins du tournage de « La femme cachée », qui s’est achevé le 21 mars dernier, Possibles Médias a pris la décision de tourner la majorité du second bloc de tournage du long métrage scénarisé par Maria Camila Arias et réalisé par Bachir Bensaddek, en studio, à Montréal. Après un bloc de tournage à Montpellier en France à l’automne, où l’équipe a immortalisé des prises de vues extérieures, tous et toutes sont rentré·e·s au bercail afin de reproduire l’intérieur d’une maison du sud de la France, là où se déroule la majeure partie de cette histoire qui met en vedette Nailia Harzoune et Antoine Bertrand dans les rôles principaux.
Avec un parcours jusqu’à maintenant marqué par l’art théâtral et le jeu, Laurence Gagné-Frégeau a toujours voulu raconter des histoires, d’où le désir de bifurquer en cinéma. Il faut dire que la pandémie a accéléré ce besoin d’imaginer des récits ailleurs que sur la scène. De là naît un premier court métrage de fiction qu’elle scénarise, réalise, monte et produit, intitulé « Parvis », sorti en 2021. Un an plus tard, elle tourne le court métrage documentaire « Cherry », sélectionné à la 27e édition du Festival REGARD.