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Organisme chargé d’effectuer la promotion du cinéma français et maintenant de l’audiovisuel national dans le monde entier, Unifrance soutient CINEMANIA depuis sa création en 1995. Ce partenariat, estime Daniela Elstner, directrice générale de l’association depuis 2019, se veut tout à fait naturel. D’abord, le Canada demeure un pays important de par sa partie francophone qui se conjugue avec la mission de l’organisme au sein de la francophonie. Ensuite, un festival comme celui dirigé par Guilhem Caillard met en valeur, parmi les oeuvres de sa programmation, le cinéma français, ce qui correspond parfaitement au rôle de cette association composée de plus de 1000 membres, producteurs, exportateurs et artistes. À l’occasion de la 28e édition de l’événement, Qui fait Quoi a échangé avec la directrice générale sur cette affiliation entre les deux parties.
Premier long métrage de Marc-Antoine Lemire, « Mistral spatial » est né de son désir de créer une oeuvre foncièrement libre et d’offrir au spectateur une proposition extrême, loin de le laisser indifférent. Pour ce film autoproduit, tourné entre amis, le réalisateur suit Sam, un vingtenaire qui, le soir d’une rupture amoureuse, perd connaissance et comprend qu’il a été victime d’un phénomène inexplicable au moment de son réveil, quelques heures plus tard. Qui fait Quoi a discuté avec le cinéaste après la première mondiale de son film au 41e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.
Après des études à Berlin où il étudie le théâtre puis le cinéma, Carlo Vogele confirme son affection pour le dessin et les marionnettes. Il constate qu’allier le septième art et le dessin est finalement ce qui le passionne. Il est ensuite accepté à l’école des Gobelins à Paris, où son film de fin d’études attire l’attention du jury, composé de membres de l’équipe de Pixar. Le réalisateur né au Luxembourg part alors en Californie et travaille pendant 8 ans comme animateur pour le célèbre studio américain avant de réaliser son premier long métrage, « Icare », présenté lors du festival CINEMANIA où le Grand-Duché est, pour cette 28e édition, le pays mis à l’honneur.
Faisant suite à « Venus », précédent long métrage d’Eisha Marjara, « Calorie », produit par Compass Productions, suit l’histoire de Monika, mère de deux adolescentes dont la matriarche a perdu la vie dans l’attentat à la bombe du vol Air India 182 en 1985. Cette prémisse s’inspire directement du passé de la cinéaste dont la mère et la soeur sont décédées dans les mêmes circonstances. Mais, rencontrée sur le plateau du film au 12e jour d’un tournage montréalais qui l’amènera par la suite en Inde, la réalisatrice assure que son récit en est un de fiction. Sa pulsion originelle, raconte-t-elle, était de créer une forme de contexte autour de cette tragédie encore cataloguée comme une attaque terroriste.
Alors qu’il pratiquait le métier de cuisinier, Benoit Massé a décidé de se tourner vers sa vraie passion, le cinéma. Il s’inscrit au cégep, puis à l’université pour apprendre ce métier. Il réalise un premier court métrage documentaire, « Aux travers », produit dans le cadre de ses études à l’École des médias de l’UQAM. Son film est sélectionné à REGARD en 2022. Il enchaîne ensuite avec un autre court documentaire, « Yvon / L’éternel », encore une fois produit dans le cadre de ses études, sélectionné celui-là à la 25e édition des RIDM. Après, il devra voler de ses propres ailes, dit-il en souriant.
Hubert Sabino-Brunette, Ana Alice de Morais et Marlene Edoyan ont repris du collier pour s’occuper de la programmation de la 25e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), sans Nadine Gomez qui les accompagnait l’année dernière. C’est donc avec un certain bagage qu’ils ont abordé cette édition, mais aussi avec une meilleure assurance en eux et les uns des autres. Comme collectif, leur travail a été de rassembler les pièces d’un immense puzzle et d’établir leur propre méthodes, ont raconté les trois complices à Qui fait Quoi.