Les exclusivités
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Après avoir dressé un portrait global des milieux policier et hospitalier dans ses séries documentaires « Police en service » et « De garde 24/7 », Catherine Proulx s’est penchée sur un sujet à la fois individuel et spécifique pour son plus récent projet télévisuel, soit la réalité de Serge Thériault. Ce comédien emblématique du paysage culturel québécois s’est retiré de la vie publique il y a plus d’une dizaine d’années, ne sortant de son isolement volontaire que pour de rares occasions. La réalisatrice a cependant pu rencontrer l’acteur au printemps 2025 pour revenir avec lui sur son passé, une initiative qui constitue la base de « T’étais où Serge ? », un documentaire bientôt diffusé sur les plateformes de Radio-Canada. Qui fait Quoi a cherché a en savoir davantage auprès de Catherine Proulx.
Alors qu’elle étudiait en communications à l’Université Concordia, Nathalie Lopez-Gutierrez a eu « le privilège » d’entreprendre un stage en compagnie du documentariste notoire Magnus Isacsson, avec qui elle a pu cultiver un intérêt croissant pour le cinéma du réel. Une passion qu’elle a pu exercer pendant un an au sein de l’industrie télévisuelle du Québec, avant de quitter la province pour la Colombie-Britannique, où elle s’est distancée des caméras. Vingt ans plus tard, la réalisatrice d’origine bolivienne replonge dans l’univers du documentaire pour concrétiser « Justin – Coûte que coûte », un moyen métrage centré sur un jeune aspirant footballeur et créateur de contenu. Qui fait Quoi l’a rencontrée lors du Forum RIDM pour en savoir davantage sur son projet ainsi que sur son parcours lors des deux dernières décennies.
Élevé entre Montréal et Igloolik par des parents engagés dans le milieu du cinéma nunavutois, Samuel Cohn Cousineau a naturellement emprunté la même voie une fois adulte, intégrant en 2016 Isuma, le collectif de production inuit cofondé par son père, Norman Cohn. Après une année passée au département marketing, il débute en création en aidant Lucy Tulugarjuk à écrire son premier long métrage, « Tia et Piujuq », puis a assisté Zacharias Kunuk à la production de son film « Une journée dans la vie de Noah Piugattuk ». Une première collaboration qui a convaincu le cinéaste primé de refaire appel aux services du jeune producteur pour concrétiser un projet de longue date, « Uiksaringitara (Le mauvais mari) », un film fantastique se déroulant 2000 ans avant notre ère. Qui fait Quoi a rencontré Samuel Cohn Cousineau pour discuter de ce long métrage, qu’il a aussi coécrit.
Laurence Olivier a d’abord fait sa marque dans le milieu culturel en tant qu’auteure. Son roman « Répertoire des villes disparues » (2015) a d’ailleurs été porté à l’écran par Denis Côté en 2019. Elle n’a pas étudié en cinéma, mais, par la force des choses, des collaborations et des rencontres, elle a commencé à réaliser des courts métrages. Son cinquième film, « Film de roche », a d’ailleurs été présenté à l’édition 2025 des RIDM, où la jeune femme a aussi participé au Doc Lab du Forum pour son premier long métrage « Hanté·es : un film de fantômes sur les ruptures familiales ».
Le 28 novembre sur le coup de minuit, Anaïs Barbeau-Lavalette complétait le tournage de son cinquième long métrage, « Pauline Julien : femme pays », dans les anciens locaux montréalais de l’Office national du film. Une étape fondamentale pour ce projet qu’elle porte depuis plusieurs années : une fiction romancée qui retracera librement la vie de la chanteuse et militante éponyme, autant dans ses performances et ses prises de position que dans ses moments d’intimité absolue. Qui fait Quoi s’est entretenu avec la cinéaste pour en savoir davantage sur ses intentions créatives et sur la réalisation de ce film sur le terrain.
Anishinaabe, membre de la Première Nation de Mattagami dans le nord de l’Ontario, mais aussi Franco-ontarien et Irlandais d’origine, Corey Payette a suivi une formation en composition musicale, ce qui l’a amené à écrire des comédies musicales. À mesure qu’il les développait, il est devenu scénariste et metteur en scène au théâtre. De là, ses comédies musicales ont évolué et il les a adaptées au cinéma. C’est notamment le cas de « Skywalker », diffusé à image+nation cette année, qui fut d’abord présenté sur scène avant d’être tourné.