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Lorsque Charlotte Le Bon a fait la lecture de la bande dessinée « Une soeur » de Bastien Vives, l’évidence s’est imposée, elle devait adapter ce matériel pour lequel elle éprouvait une profonde connexion. C’est plus tard, en intellectualisant ses intentions, qu’elle a constaté que ce qu’elle devait transposer au grand écran était un récit initiatique, ce qui implique de pouvoir parler des premiers émois et des premières pulsions sexuelles, action qu’elle était prête à poser avec « Falcon Lake », son premier long métrage qui, après un passage remarqué à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, est maintenant présenté en première nord-américaine au Toronto International Film Festival (TIFF) la section Contemporary World Cinema.
L’auteure du roman « Anna et l’enfant-vieillard », Francine Ruel, a laissé la place au scénariste François Archambault pour raconter son histoire au petit écran. « Anna et Arnaud » raconte la relation mère-fils des deux personnages-titres alors que ce dernier, suite à un accident où il se fait tirer dessus, se retrouve en situation d’itinérance. La série est produite par Pixcom, en collaboration avec Québécor Contenu, et sera diffusée sur TVA.
Marie-Ève Pelletier et Véronic Charron, productrices pour Pixcom, voulaient que le tournage de la série « Anna et Arnaud », réalisée par Louis Bélanger et diffusée sur TVA, demeure le plus respectueux possible envers les personnes vivant en situation d’itinérance. « Cela a représenté beaucoup de défis, de situations qu’on n’est pas habitué de rencontrer : l’alcool, la drogue, la rue, la nuit », raconte Véronic Charron.
Amoureux de vins et de bières, Nicolas Houde-Sauvé cherchait depuis longtemps une manière d’intégrer sa passion au documentaire. Il y a trois ans, un vent de changement ou plutôt une petite révolution semblait chambarder le monde de l’alcool au Québec. Depuis, cette « Soif de révolution » s’est accentuée, renouvelant le paysage de la province. À travers le parcours de trois propriétaires, le documentariste fait voir cette transformation à travers une approche intime et crue. Qui fait Quoi a échangé avec le réalisateur ainsi qu’avec la productrice Marie-Pierre Corriveau (Picbois Productions) à propos de ces 10 épisodes de 30 minutes à venir sur Historia.
En 2018, Jean-Christophe Réhel a écrit « Ce qu’on respire sur Tatouine », un roman plutôt sombre portant sur un protagoniste atteint de fibrose kystique. Lui-même touché par cette maladie pulmonaire, il estimait ne pas avoir suffisamment fait le tour de la question avec cet ouvrage. C’est pourquoi il a développé un projet de série télé avec en son centre quatre personnages, de jeunes vingtenaires, souffrant à différents degrés de la maladie. Qui fait Quoi a discuté avec l’auteur qui imagine ici sa première série de fiction, produite par URBANIA, réalisée par Sarah Pellerin, et diffusée à l’hiver 2023 sur les ondes de Télé-Québec.
Deux ans après avoir participé (virtuellement) au TIFF Filmmaker Lab avec un premier projet de long métrage, Marilyn Cooke est de retour au Toronto International Film Festival, en présentiel, avec son troisième court métrage « Pas de fantôme à la morgue », dans lequel une étudiante en médecine effectue un stage dans une morgue. Préoccupée par l’idée qu’un corps est toujours habité par la personne qui vient de décéder, la scénariste et réalisatrice a interrogé un intervenant travaillant à la morgue, qui l’a rassurée qu’elle veillerait sur l’être cher qui venait de mourir, raconte-t-elle à Qui fait Quoi, en direct de Toronto où le film était présenté en première canadienne.