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« Lignes de fuite » marque la 11e collaboration entre Émile Gaudreault et Denise Robert, une rareté dans le paysage cinématographique québécois. C’est le coscénariste et coproducteur qui a eu l’idée de transposer au grand écran la pièce de Catherine Chabot, un texte qui entrait parfaitement dans la ligne éditoriale de Cinémaginaire, des oeuvres grand public qui bousculent et font réfléchir. Mais avant que ce long métrage coréalisé par l’auteure et Miryam Bouchard n’arrive dans les salles, des décisions ont dû être prises quant aux paramètres de tournage à adopter, raconte en entrevue la productrice.
En 20 ans de collaboration avec la productrice Denise Robert, Émile Gaudreault n’a pas que réalisé certaines des productions les plus marquantes de la boîte Cinémaginaire (« Nuit de noces », « De père en flic » 1 et 2, « Menteur »), mais il a également agit à titre de coscénariste sur certains projets (« Idole instantanée », par exemple). C’est l’exercice auquel il se prête pour « Lignes de fuite », adaptation cinématographique de la pièce éponyme de Catherine Chabot, qu’il cosigne avec l’auteure et dont il est le producteur via Les Films du Lac.
Fêtant sa quatrième année d’existence, Extérieur Jour poursuit sa lancée. Élodie Pollet, l’une des trois fondatrices de l’entreprise qui a vu le jour à Montréal en 2018, sent que son équipe, également composée de la productrice Amélie Lambert Bouchard et du réalisateur et producteur exécutif Jérémie Battaglia, arrive à un moment décisif. Un solide démarrage a pu s’opérer avec « Le frère », réalisé par ce dernier, et depuis, les projets se multiplient. Veillant en parallèle à accompagner le long métrage documentaire « Nitassinan » sous la bannière de Terre Innue, la productrice a effectué une petite mise à jour sur ce qui se trame au sein de la boîte Extérieur Jour.
« Lignes de fuite », titre de la pièce de théâtre écrite par Catherine Chabot, qu’elle a elle-même adaptée pour le grand écran aux côtés d’Émile Gaudreault, est inspiré d’un concept réfléchi par le philosophe français Gilles Deleuze. Fascinée par l’idée que l’être humain est traversé par plusieurs lignes de fuite, donc de possibilités, et qu’il choisisse de franchir celle qui lui permette d’être le plus lui-même, l’auteure, scénariste, coréalisatrice et actrice cherchait à interroger l’âge carrefour de la trentaine où les questionnements foisonnent quant à l’avenir, la parentalité, l’écoanxiété et la carrière professionnelle, notamment.
Alors que son film « Arsenault & Fils » se trouve à l’affiche depuis un peu plus de deux semaines, le réalisateur Rafaël Ouellet a interpellé l’équipe de Qui fait Quoi suite à un message sur Facebook où il demandait à ses abonné.e.s à devenir ambassadeurs et ambassadrices de son septième long métrage. En entrevue avec notre collègue Frédéric Bouchard, à la mi-juin, il disait également que le box-office ferait partie de l’équation alors qu’auparavant le succès d’un film reposait pour lui sur l’accueil critique et la sélection dans les festivals. Avec la fin de la distribution en salle de Films Séville, il est intéressant de se pencher avec le réalisateur sur la distribution du cinéma québécois.
La fin des activités en salle de Films Séville a poussé la réalisatrice Myriam Verreault à une réflexion sur la distribution des films québécois. Même si la situation ne la concerne pas directement, puisqu’elle n’a pas de films en distribution avec Séville actuellement, elle s’inquiète pour le catalogue aujourd’hui détenu par Hasbro (qui a acheté eOne en 2019). Ce catalogue comprend de très grandes oeuvres des 20 dernières années. « Cela m’inquiète depuis longtemps, confie-t-elle à Qui fait Quoi. D’autant plus qu’il s’agit de films de gens que l’on connaît, que l’on croise. »