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Après trois semaines en tête du box-office québécois, « The Batman » (« Le Batman » au Québec) est délogé par « The Lost City » (« La cité perdue » en v.f.). Le film réalisé par Aaron Nee et distribué au Québec par Paramount Pictures dans 99 salles a engrangé 438 525 $ pour sa première fin de semaine à l’affiche, selon les chiffres fournis par Cinéac.
C’est alors qu’elles jouaient ensemble dans « Tartuffe » au théâtre en 2016 qu’Anne-Marie Cadieux a demandé à Rachel Graton, préparant à l’époque quelques projets d’écriture, de lui écrire un rôle à la « Thelma & Louise ». Quelque peu intimidée par cette référence, la réalisatrice et scénariste a concocté un personnage fort et éclaté spécialement pour l’actrice. Au fil du développement, le récit s’est peaufiné et Béatrice Picard s’est jointe à l’aventure, scellant le duo de « Suzanne et Chantal », composé de la première, 92 ans, montant à bord de la voiture de son amie, 60 ans, pour vivre une étonnante journée.
C’est à la Bibliothèque du Cégep de Chicoutimi, lors du Festival REGARD, que la SODEC a remis ses trois prix de sa plus récente édition de Cours écrire ton court. Laetitia Mallette et Gavin Seal ont remporté respectivement le prix SARTEC et le prix Writers Guild of Canada alors que le lauréat du grand prix Cours écrire ton court a été remis au court métrage « Les rois » de Olivier Côté. Qui fait Quoi était sur place.
Pour « 305 Bellechasse », son premier long métrage documentaire, Maxime-Claude L’Écuyer pénètre les murs ainsi que les ateliers de cette ancienne usine de pâtes Catelli, située à la jonction de trois quartiers montréalais et repensée comme un lieu de création pour plusieurs artistes de la métropole. C’est grâce à son ami de longue date Jean-Benoît Pouliot, participant lui-même au documentaire, que le cinéaste s’est fait ouvrir les portes de cet immeuble qui, à la suite d’une vente inattendue, a entraîné l’éviction en 2020 de tous ses occupants.
Avec son premier court métrage professionnel « Reste », Ginger Le Pêcheur s’est laissée inspirer d’événements très personnels. Grâce à un programme par lequel elle a été mentorée par la réalisatrice et scénariste Kristina Wagenbauer, la jeune cinéaste arrivée à Montréal en 2017 à l’âge de 17 ans a pris le temps de préciser la manière dont elle souhaitait aborder le thème du trauma, soit avec une certaine candeur. « Je trouve que le regard que nous posons sur notre expérience vécue prend du temps avant de mûrir pour que nous puissions nous rendre compte des conséquences que ça peut avoir dans nos vies adultes », confie-t-elle, rencontrée par Qui fait Quoi en marge du Festival REGARD.
Ayant étudié à l’Université Concordia en production cinématographique et en sociologie, Gaëlle Graton a choisi, pour son premier court métrage, « L’autre rive », de s’intéresser à un enjeu de société encore trop peu abordé au cinéma, l’itinérance. Tout a commencé lorsque le campement Notre-Dame dans Hochelaga-Maisonneuve s’est installé à l’été 2020. La réalisatrice décide de se rendre sur place et fait la rencontre d’une jeune femme avec qui elle échange pendant plus de deux heures. Cette dernière lui parle des refuges pour itinérants. Bouleversée, elle y retourne quelques semaines plus tard et croise un homme qu’elle décide de suivre.