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« On ne peut pas faire l’économie d’être heureux », lance tout de go Julie-Anne Richard, directrice générale de RIDEAU, le réseau des diffuseurs de spectacles du Québec, lorsque Qui fait Quoi l’a contacté pour avoir une réaction à la réouverture des salles de spectacle le 7 février annoncé par le premier ministre François Legault lors de sa conférence de presse du 25 janvier.
Avec « Pas une de plus », une série documentaire présentée sur RDI à partir du 26 janvier, la documentariste Ève Lamont revient à la télévision. Tout au long de sa carrière de réalisatrice, elle s’est intéressée à des sujets sociaux, que ce soit dans « L’imposture » sur la prostitution, « Le Commerce du sexe » sur les multiples facettes de l’industrie du sexe au Québec, ou encore « Le chantier des possibles » sur l’embourgeoisement de Pointe-Saint-Charles. L’idée de « Pas une de plus », série qui pose un regard inédit sur le phénomène de la violence conjugale, est venue de Yves Thériault, producteur au contenu chez KOTV.
En lisant les textes d’« Aller simple », nouveau projet imaginé par le trio Dansereau-Piérard et produit par Sphère Média, Yan Lanouette Turgeon apercevait tout de suite la trame narrative se déployant dans une tradition littéraire émanant d’une autre époque, un récit empruntant au whodunit, un genre souvent associé au drame policier et aux oeuvres d’Agatha Christie, qui prend ici la forme d’une rencontre entre six étrangers qui se retrouvent mystérieusement dans une maison au beau milieu de nulle part, après avoir été invités par un millionnaire à le rejoindre dans son domaine.
À l’heure actuelle, il y a une tendance à la télévision québécoise dans les projets documentaires à mettre en scène des porteurs de quête, des visages connus du grand public pour accompagner le téléspectateur à travers un sujet donné. Pour le documentaire « Maman, pourquoi tu pleures ? », comme pour tous ses autres projets, Patricia Beaulieu a tenu à s’asseoir et à échanger avec cette « vedette », ici Jessica Barker, qui souhaitait concrétiser un film sur la santé mentale périnatale, une réalité méconnue touchant de nombreuses mères de famille.
La productrice Valérie Beaulieu et Jessica Barker se connaissent depuis de nombreuses années. Lorsque l’animatrice et comédienne a approché la présidente de Trinome & filles avec l’idée d’un projet sur la santé mentale périnatale, cette dernière ne pouvait pas passer à côté d’un enjeu que le public connaît trop peu et qui la concerne elle-même directement depuis la naissance de ses deux enfants. Dans le cas de celle qui porte le projet de « Maman, pourquoi tu pleures ? » à titre d’idéatrice, de recherchiste et d’animatrice, c’est en tissant des liens avec sa voisine nouvellement maman qu’elle en a appris davantage sur la santé mentale des mères durant la période périnatale et qu’elle a voulu en savoir plus sur la question.
Le milieu du spectacle pousse un soupir de soulagement suite à l’annonce de la réouverture des salles le 7 février prochain, malgré la jauge de 50 % et le maintien des mesures sanitaires. Frédéric Lagacé, directeur général du Réseau des Organisateurs de Spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ), qui regroupe 32 diffuseurs de spectacles, estime que petites et grandes salles feront face à différents défis puisqu’elles ne pourront accueillir que la moitié des spectateurs, avec un maximum de 500 personnes pour les grandes salles.