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Le projet d’adaptation de « Manuel de la vie sauvage » est venu de Christian Laurence. Le réalisateur a par la suite contacté Jean-Philippe Baril-Guérard afin de manifester son intérêt pour transposer son roman, puis les deux ont approché Louis Morissette afin de connaître son intérêt pour prendre part à l’aventure. Le producteur a lu le livre, a adoré et a accepté la proposition des deux coscénaristes. Ils se sont alors mis à mettre sur papier les différentes possibilités formelles que pourrait prendre le projet. C’est finalement une série de 6 x 60 minutes, promise à Séries Plus, que livrera KOTV, au terme d’un tournage de 36 jours.
Marqué et intrigué par une scène de froideur et d’impassibilité dont il a été témoin, Emmanuel Tardif cherchait avec « Soumissions », son second long métrage, à explorer une vision cynique face à la mort d’un être cher. Son récit s’intéresse plus particulièrement à Joseph, séquestrant sournoisement son fils Mathieu suite au départ de sa conjointe Roxanne. Plutôt que d’aborder la notion de domination selon le concept de la libération, le jeune cinéaste, à travers une démarche indépendante, souhaitait mettre en scène une sorte de prison à ciel ouvert, soit la demeure recluse à la campagne où les deux hommes vivent.
Productrice, monteuse, scénariste et réalisatrice, Renée Beaulieu a dû terminer le tournage d’« Inès », son troisième long métrage, en décembre 2020, en pleine pandémie. Elle confie à Qui fait Quoi que cette reprise s’est très bien déroulée, l’équipe n’ayant eu que quelques scènes à refaire pendant une seule journée de tournage. Toujours très occupée, la cinéaste a également glissé quelques mots à propos de la suite des choses qui comprend de nombreux projets en développement, lors d’un événement destiné à souligner la relance du cinéma québécois.
En plus de deux projets de longs métrages en postproduction, Couronne Nord vient de terminer le tournage d’un nouveau court métrage, « Danny Greenwood T laid », récit scénarisé et réalisé par Guillaume Laurin, première oeuvre que le comédien et cinéaste concrétise grâce à du financement. En direct de Sainte-Anne-des-Plaines où l’équipe du film immortalisait quelques images, Julie Groleau, productrice et cofondatrice de la boîte de production, a fait une petite mise à jour des activités à venir pour l’entreprise.
Réalisateur d’expérience, Patrick Brunette est arrivé à « L’épicerie » en 2017, d’abord comme réalisateur, puis, depuis mai 2020, à titre de réalisateur-coordonnateur. Arrivé en remplacement, il voulait depuis longtemps travailler pour cette émission d’affaires publiques en alimentation et santé. Lorsque la coordonnatrice est partie à la retraite, il a sauté sur l’occasion. Son rôle ressemble à celui d’un chef d’orchestre de l’équipe, illustre-t-il. Mais comment s’effectue le choix des sujets, sachant que l’émission est en ondes pendant 50 semaines par année et que chaque épisode propose trois segments ?
La démarche de Pier-Philippe Chevigny demeure toujours la même, un cinéma réaliste, social et politique marqué par une thématique obsédante pour lequel il mène un processus de recherche très large jusqu’à arriver à la prémisse précise d’une histoire à raconter. Dans le cas de « Rive-Sud », son premier long métrage de fiction actuellement en tournage, il investiguait sur le programme des travailleurs étrangers temporaires pour son court métrage « Tala », réalisé en 2013. Accumulant multiples citations et articles de journaux sur la question, il décide de pénétrer cet univers à travers le point de vue d’une traductrice.