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La réalisatrice Sonia Bonspille Boileau ne s’attendait pas à la réaction médiatique suite au dévoilement de Radio-Canada du projet « Pour toi Flora », première série dramatique québécoise diffusée sur un grand réseau public. Pourtant, la journée du 20 avril était riche en information, avec le dénouement du procès de Derek Chauvin sur la mort de George Floyd et le jugement de la Loi sur la laïcité de l’État. Preuve que les choses changent au petit écran et que les Québécois sont prêts à entendre parler des histoires autochtones par les Autochtones.
Arrivé à Montréal le 24 février 2020, Reda Lahmouid s’estime particulièrement chanceux d’avoir réussi sa transition vers le cinéma en temps de pandémie. Après un passage dans le secteur publicitaire, le jeune réalisateur avait envie de concrétiser son envie de raconter des histoires. Le voilà maintenant à présenter « Mutation » un premier court métrage sélectionné à Vues d’Afrique et tourné l’été dernier en mode COVID, tout comme ce fut le cas de son segment dans « Première vague », long métrage collectif produit par Kino Montréal.
Le parcours de Geneviève Dulude-De Celles est en quelque sorte indissociable de celui de Colonelle Films. Dès sa sortie de l’Université du Québec à Montréal, la réalisatrice écrit son premier court métrage, « La coupe ». Cette percée dans l’industrie audiovisuelle québécoise se fait grâce à l’aide en développement de la SODEC à travers le programme de jeunes créateurs (aujourd’hui repensé sous le programme de création émergente). Au moment de soumettre le projet pour l’aide à la production, la cinéaste se joint à deux de ses collègues et amies Sarah Mannering et Fanny Drew. Ensemble, elles fondent leur entreprise. De là, l’aventure commence. Elles obtiennent l’appui de la Société de développement des entreprises culturelles pour concrétiser leur premier film.
En plus d’« Entracte », un court métrage autofinancé qui entame sa carrière en festival au Carrousel international du film de Rimouski, Gabrielle D. Fortin vient de remporter le prix SARTEC de Cours écrire ton court avec le scénario « Autosuffisante », une fable cathartique sur les rapports viscéraux avec la nature. Quelques jours après l’annonce des récipiendaires, la jeune cinéaste s’est entretenue avec Qui fait Quoi pour discuter de ce projet ainsi que de « Voir le jour », un autre court métrage pour lequel elle a obtenu l’aide en scénarisation de la SODEC.
Entre 2011 et 2014, CINÉMANIA a établi une politique en faveur des professionnels de l’industrie du cinéma québécois. Suite à ces démarches, qui ont permis de programmer davantage de films de distributeurs d’ici et d’engager encore davantage les producteurs, s’est opéré un rapprochement envers la SODEC. C’est en 2016, que Guilhem Caillard et ses collègues accueillent les Rencontres de coproduction francophone (RCF) pendant deux ans aux côtés des équipes d’Élaine Dumont, directrice générale Affaires internationales, exportation et mise en marché du cinéma à la SODEC.
Après sa première rencontre avec Alexis Durand-Brault et Sophie Lorain, où on lui a parlé d’un projet de série policière avec en son centre un personnage de portraitiste judiciaire, André Gulluni s’est rapidement retrouvé avec une prémisse et une direction claires pour les 10 épisodes qu’il allait imaginer. Le scénariste entrevoyait déjà ses principaux personnages et les cinq enquêtes qui allaient se dessiner au fil de la série. Et quelques semaines plus tard, il se lançait déjà dans l’écriture de « Portrait-robot », destinée au Club illico.