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C’est un Claude Gagnon très émotif qui a présenté « Les vieux chums » en première mondiale au Festival de cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Lorsqu’il s’est adressé à la salle avant la projection, il s’est lui-même surpris à ne pas pouvoir retenir ses larmes lorsqu’il repensait aux origines de ce onzième long métrage de fiction : son vieil ami, le comédien Luc Matte, emporté par la maladie il y a plusieurs années. L’acteur avait fait promettre au réalisateur d’immortaliser leur histoire sur grand écran, ce qui s’est finalement concrétisé dans ce récit où deux amis d’enfance se retrouvent alors que l’un d’entre eux est diagnostiqué du cancer.
Deux semaines après avoir appris qu’elle souffrait d’un cancer, Rachelle Roy a décidé de se filmer avec son téléphone cellulaire. Mère de trois enfants, elle cherchait des réponses. À quoi allait ressembler la vie avec la maladie ? Allait-elle pouvoir s’occuper de sa famille ? N’ayant pas trouvé ce qu’elle cherchait, elle a commencé à documenter les étapes qu’elle traversait. De là est né « Danser sous la pluie », un long métrage documentaire relatant son parcours et qui a l’honneur de clôturer le 39e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.
De la fin du mois d’août jusqu’au 10 octobre dernier s’est déroulé le tournage de « Babysitter », le second long métrage de Monia Chokri. Cette fois-ci, la réalisatrice transpose à l’écran un scénario de Catherine Léger, lui-même adapté de sa propre pièce de théâtre. Collaborant pour la première fois avec Amérique Film (en coproduction avec Phase 4 Productions), la cinéaste peut toutefois compter sur un visage familier du côté de l’équipe créative, celui de la directrice photo Josée Deshaies qu’elle retrouve après « La femme de mon frère » et le court métrage « Quelqu’un d’extraordinaire ».
Avec « Passage » son premier long métrage documentaire, Sarah Baril Gaudet poursuit une réflexion amorcée dans son précédent film « Avant l’automne ». La réalisatrice et directrice photo originaire du Témiscamingue est retournée, sept ans plus tard, dans sa région natale afin d’examiner l’état de l’exode croissant des plus jeunes vers les grandes villes. Mais aussi afin d’explorer dans quelle mesure son regard sur ce coin de la province a pu changer après toutes ces années à vivre à Montréal. C’est à la sortie de la première mondiale de son film au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue que la cinéaste a discuté avec Qui fait Quoi.
À son arrivée chez Zone3, en 2004, Brigitte Lemonde s’est d’abord occupée du secteur Disques et Spectacles. Elle arrivait de Radio-Canada, où elle avait dirigé les émissions du secteur Culture et Variétés de 1999 à 2004. Elle voulait se donner quelques mois avant de se lancer dans le développement télé. Zone3, qui fête cette année ses 20 ans, a toujours bien tiré son épingle du jeu dans un milieu en changement continuel, a-t-elle expliqué à Qui fait Quoi.
À l’origine, Marianne Farley et Benoît Beaulieu voulaient entamer la production d’« Au nord d’Albany » au mois de juillet. La pandémie a bien évidemment bouleversé leurs plans. Néanmoins, pendant le confinement, ils ont examiné plusieurs options de budgets. Jusqu’à ce que le minimum garanti qu’ils avaient obtenu d’un distributeur américain s’envole pendant la crise. Les deux collègues ont continué à travailler et à discuter avec Téléfilm Canada et la SODEC en gardant comme objectif un tournage estival. Puis, en juin, le gouvernement du Québec a annoncé son aide de 400 millions $ pour la relance économique du milieu culturel.