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La fermeture des cinémas dans les zones rouges, Montréal et Québec comprises, donne un drôle de box-office pour la fin de semaine du 2 au 4 octobre. Des films, comme « La déesse des mouches à feu » qui avait connu un départ canon, ont été retirés des salles en espérant une deuxième vie. C’est donc « After We Collided » (« After : La collision » en v.f.) qui se retrouve en première place, avec des recettes au guichet de 17 776$, pour un cumul de 720 757$ en quatre semaines, selon les chiffres fournis par Cinéac.
Malgré la crise pandémique qui sévit sur l’industrie audiovisuelle, l’année 2020 n’aura pas été trop éprouvante pour Némésis Films. Non seulement la jeune boîte de production a pu voir deux de ses productions prendre l’affiche récemment, soit le documentaire « Dave Not Coming Back » de Jonah Malak et « Nadia, Butterfly » de Pascal Plante, sélectionnée en compétition officielle au Festival de Cannes, mais elle a aussi pu admirer le rayonnement à l’étranger de « Regret », le plus récent court métrage de Santiago Menghini. De plus, l’entreprise a pu poursuivre le développement de plusieurs projets qui lui permettront de continuer sur sa lancée. La productrice Dominique Dussault en a discuté avec Qui fait Quoi.
En 2018, Catherine Léger avait adapté « Deux femmes en or » de Claude Fournier pour les planches. Deux ans plus tard, elle remet au goût du jour le film culte québécois sorti en 1970. En plus de « Baby-sitter » actuellement en tournage et de « J’ai perdu mon mari », un autre projet de scénario qu’elle développe, la scénariste se retrouve à transposer pour une troisième fois un de ses propres textes dramatiques au cinéma avec Amérique Film.
Cinq courts métrages plus tard, l’heure est maintenant venue pour Ariane Louis-Seize de passer au long. Investie dans l’écriture cinématographique au cours des derniers mois, elle se concentre sur deux projets avec la boîte Art & Essai : « Vampire humaniste cherche suicidaire consentant » et « Cherry Blossom ». En parfaite continuité avec ses œuvres précédentes qui mettent à l’avant-plan de riches personnages féminins, ces deux scénarios marquent toutefois une certaine rupture avec son travail. Ici, la cinéaste se frotte à la comédie. Elle a glissé quelques détails à propos de ces deux films à venir à Qui fait Quoi.
C’est alors qu’il effectue ses études en littérature et philosophie que David Labrecque constate qu’il a envie de faire du cinéma. Sur les bancs d’école, il fait la rencontre du cinéaste Jean-Philippe Nadeau-Marcoux. Après quelques échanges, il lui propose un premier projet de court métrage, « Une question de goût », qu’il réalise en 2016. Il enchaine deux ans plus tard avec « Ménage de printemps », puis avec « Sous Pression » en 2020, court film sélectionné lors de la plus récente édition du Festival de cinéma de la ville de Québec et qui lui a valu la Bourse à la Création des Cinéastes de Québec.
Lorsqu’il a allumé la télévision à 17 h 30, le 28 septembre, Tim Ringuette, le président de Entract Films, a été frappé par l’incompréhension. S’il s’attendait à ce que le nombre de places dans les salles de cinéma baisse, il ne s’imaginait pas que toutes les salles des trois zones rouges seraient fermées à partir du 1er octobre. Rapidement, il a pris la décision de retirer « La déesse des mouches à feu » de toutes les salles. Dommage, puisque le film, réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette sur un scénario de Catherine Léger, s’est retrouvé en tête du box-office le week-end précédent.