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La nouvelle de la fermeture des cinémas n’a pas jeté Étienne Hansez, producteur chez Bravo Charlie, en bas de sa chaise. Oui, il parle d’étonnement et de découragement, d’autant plus que les salles de cinéma ont été de « très, très bons élèves ». « Souterrain », le second long métrage de Sophie Dupuis, devait être présenté en première au Festival du nouveau cinéma, avec une projection extérieure gratuite sur la Place des festivals en prime. « Je ne suis pas scientifique, dit-il à Qui fait Quoi. Je ne suis pas de ces gens qui parlent à travers un chapeau qu’ils n’ont pas. »
Sophie Dupuis ne s’en cache pas. L’annonce du gouvernement lundi a été dure à encaisser sur le coup. En faisant passer les régions de la communauté métropolitaine de Montréal, de la Capitale-Nationale et de Chaudières-Appalaches au rouge, le premier ministre François Legault et son équipe ordonnaient la fermeture des salles de spectacle, des musées et des cinémas. Ce qui a forcé Axia Films, le producteur Étienne Hansez et la réalisatrice, à reporter la sortie de « Souterrain », prévue le 9 octobre prochain.
Grande amoureuse de la littérature, Monique LeBlanc s’est procurée la première édition du recueil de poésie « Plus haut que les flammes » de Louise Dupré lors d’une escapade à Montréal. Après avoir dévoré d’un seul trait ce livre qui l’a profondément bouleversée, elle a eu l’idée insolite de transposer les mots de ce texte relatant les répercussions d’une visite à Auschwitz-Birkenau au cinéma. C’est le studio de l’Office national du film du Canada à Moncton qui a donné le feu vert à la cinéaste. Elle pouvait ainsi aller de l’avant avec son projet de film à la forme hybride, composée d’éléments documentaires et d’autres plus philosophiques et poétiques.
Comme plusieurs Québécois, Andrew Noble a été ébranlé par l’annonce de la fermeture des salles de cinéma dans les trois zones rouges. Inquiet de voir les chiffres augmenter, inquiet pour la santé des gens, comme distributeur et comme président du Regroupement des Distributeurs Indépendants de Films du Québec (RDIFQ), il essaie toutefois de comprendre les arguments derrière cette décision. « Je ne suis pas un scientifique, mais je ne comprends pas », confie-t-il à Qui fait Quoi au lendemain de la conférence de presse de François Legault.
Avec « La nuit des rois », Tobie Marier-Robitaille en est à sa seconde coproduction. Collaborant pour la première fois avec le réalisateur Philippe Lacôte, au sein d’un partenariat entre la France, la Côte d’Ivoire, le Canada (Péripheria Productions) et le Sénégal, le directeur de la photographie s’est retrouvé au coeur d’une expérience bien particulière où il s’est rendu à Abidjan et à Grand-Bassam pour filmer les images de ce récit où un jeune pickpocket envoyé à la prison MACA est choisi par les autres prisonniers pour leur raconter des histoires.
Lors de son arrivée chez Colonelle Films en 2018 à titre de coordonnatrice, Léonie Hurtubise avait déjà produit « Je t’aime, je m’en vais » d’Alexandre Lefebvre et « Madame Mollard » de Gabriel Vilandré, deux courts métrages indépendants. À l’époque, la jeune diplômée en communication, profil stratégies de production culturelle et médiatique de l’UQAM devait pallier à de sérieux besoins dans la maison de production. Elle est aussitôt invitée à prendre part au tournage de « Le gars d’la shop » de Jean-François Leblanc. Depuis, elle poursuit son parcours dans la boîte jusqu’à aujourd’hui où elle accompagne en tant que productrice des projets bien spécifiques.