Les exclusivités
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Guadeloupéenne d’origine, Amélie Tintin possède un parcours hyper vaste, selon ses propres termes. Pendant de nombreuses années, elle a travaillé entre la Guadeloupe et Montréal sur plusieurs projets, entre autres avec l’Office franco-québécois pour la jeunesse (LOJIQ). Il y a trois ans, la jeune femme a choisi de rester à Montréal. Devant notre regard interloqué, elle rit : « Ce n’est pas une question de température, dit-elle. Quand je suis arrivée ici, on ne m’a pas niée. » Amélie Tintin a vécu son premier contact avec le Québec il y a une dizaine d’années par le biais de la Bourse RIDEAU.
« Richelieu », premier long métrage réalisé par Pier-Philippe Chevigny a été sélectionné en février dernier pour faire partie du Talent Project Market, une collaboration entre la Berlinale Talent et le Coproduction Market de Berlin. Pour le jeune réalisateur et la productrice Geneviève Gosselin-G., qui chapeaute le projet via sa nouvelle boîte de production Le Foyer Films, le projet se prête parfaitement à un partenariat avec l’international. D’abord, parce que la distribution sera composée à 40 % d’acteurs guatémaltèques et aussi en raison de l’universalité du thème qui permettrait au film de bien s’exporter.
Le public ne s’est pas rué dans les salles obscures le week-end du 13 au 15 mars alors que la crise de la COVID-19 éclatait au Québec, le box-office total atteignant 452 614$. En tête, on retrouve « Bloodshot », film basé sur les comics du même nom publiés chez Valiant Comics et mettant en vedette Vin Diesel, qui a récolté 97 379$ pour une distribution par Sony sur 67 écrans.
Adaptée du format allemand « Schillerstraβe », « Rue King » se déploie en une sitcom improvisée où Pier-Luc Funk, Sophie Cadieux et Marie-Ève Morency interprètent trois colocataires qui vivent différentes situations dans leur loft de Sherbrooke. Divisée en cinq scènes et enregistrée devant public, l’émission met également en vedette Stéphane Bellavance qui, en maître du jeu, se retrouve avec le pouvoir de donner des indications aux joueurs. Aux côtés de Mathieu Ouellet et du réalisateur Raphaël Malo, Vincent Bolduc a transposé l’idée pour Entourage Télévision.
Experts en improvisation, Pier-Luc Funk, Sophie Cadieux et Marie-Ève Morency se sont retrouvés face à un nouveau défi avec « Rue King ». Bien qu’ils excellent dans leur art, le canevas particulier de cette adaptation de la série allemande « Schillerstraβe », les positionnait dans un environnement auquel ils n’avaient jamais été confrontés. Sous l’oeil de Stéphane Bellavance, qui se transforme en maître du jeu et leur glisse à l’oreille les instructions, les trois comédiens doivent évoluer au sein d’un genre bien précis, la sitcom.
C’est pendant le tournage de « Les Pee-Wee : l’hiver qui a changé ma vie » que le réalisateur Éric Tessier a apporté la pièce « Tu te souviendras de moi » au producteur Christian Larouche. Le patron de Christal Films Productions l’a lue et a tout de suite senti qu’il y avait un film à faire. Le réalisateur avait déjà fait une préoption au dramaturge François Archambault. « J’ai dit à Éric que je le produirais à une condition : il ne fallait pas qu’on sente la pièce à l’écran », raconte-t-il à Qui fait Quoi. Il pensait qu’il fallait sortir vers l’extérieur, que le tout respire.