Les exclusivités
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Malgré le confinement, Sophie Deschênes travaille énormément. Évidemment, les productions se sont arrêtées et la présidente de Sovimage attend de voir les décisions de la santé publique sur le déconfinement. Mais, il faut préparer les prochaines productions et poursuivre le développement. Aussi, les auteurs travaillent de chez eux. C’est sans compter que la productrice siège au conseil d’administration de l’AQPM et qu’elle préside celui de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision pour le Québec. Et tout ce beau monde se trouve, face à la pandémie, en mode solutions.
Réalisé grâce à la résidence Regard sur Montréal, « Nitrate » prend comme point de départ les feux d’artifice, ceux qui explosent dans le ciel au-dessus du fleuve Saint-Laurent pendant l’été et que Yousra Benziane entend de chez elle. Ce son souvent fracassant l’a amenée à explorer ce à quoi ce spectacle pouvait renvoyer chez certains survivants de la guerre : un passé où le survivant qui n’a pas oublié les bruits de ces bombardements. « Je trouvais cette dichotomie intéressante. Les spectacles sont censés être divertissants et faits pour oublier le quotidien. Là, ça « triggerait un passé super personnel », confie la jeune cinéaste en entrevue avec Qui fait Quoi à propos de son court métrage documentaire.
Le vendredi 13 mars, « Les nôtres » prend l’affiche au Québec. Le lendemain, le Cinéma Beaubien, le Cinéma du Parc, le Cinéma du Musée et la Cinémathèque québécoise annoncent leur fermeture suite à une demande émise par la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. Alors que l’équipe continue à présenter le film dans certaines salles, elle s’inquiète sur la possibilité même de terminer la première fin de semaine. Finalement, les résultats de ce fameux premier week-end ne seront pas rencontrés puisqu’en raison de la crise liée à la COVID-19, le long métrage produit par Slykid & Skykid Productions ne peut plus être vu dans les salles québécoises.
Alors que la saison estivale, bouillante de tournages, risque d’être particulièrement bouleversée par le confinement décrété par les autorités gouvernementales à l’heure de la COVID-19, certaines entreprises audiovisuelles pourront éviter le pire. C’est notamment le cas de la Coop Vidéo de Montréal, dont le tournage de « Deux par quatre », second long métrage de Lawrence Côté-Collins, n’est prévu que pour la fin de l’automne prochain.
Parallèlement à son métier d’assistant à la réalisation qu’il exerce sur de nombreux projets cinématographiques, Boris Van Gils crée en 2011 Boucan Productions, une société ivoirienne fondée avec Michaël Goldberg. Ensemble, les deux hommes produisent « Viva Riva ! », un drame policier se déroulant en République Démocratique du Congo et qui sera distribué dans une trentaine de pays. Grâce à ce projet qui a été présenté à la Berlinale et au TIFF, le producteur belgo-congolais fait rayonner tout un cinéma africain. Toutefois, encore aujourd’hui, il rencontre de nombreux défis liés à son rôle.
Dans « Myopia », son deuxième long métrage, Sanaa Akroud filme le récit de Fatem, une femme enceinte de six mois qui, pour venir en aide à l’aîné de son village, quitte les hautes montagnes marocaines pour la ville, afin de remplir un cadre de lunettes vide pour ce dernier. Populaire actrice au Maroc, son pays d’origine, la réalisatrice témoigne dans ce film de la réalité de femmes qu’elle a rencontrées durant sa carrière et son parcours. Elle a discuté de sa démarche avec Qui fait Quoi en marge du 36e Festival Vues d’Afrique où l’oeuvre, coproduite par sa propre société, la Maison du scénario, et celle de Marouazi Mahammed, l’Étoile du Canada, était présentée.