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Le grand public connaît surtout Léane Labrèche-Dor pour ses rôles rigolos dans « SNL Québec » ou « Le nouveau show », mais la diplômée de l’École nationale de théâtre du Canada (2012) a d’autres cordes à son arc. C’est au théâtre, dans « J’accuse », dans une mise en scène par Sylvain Bélanger au Théâtre d’Aujourd’hui que Fanny-Laure Malo découvre une autre facette de la comédienne. La productrice a donc suggéré au réalisateur Martin Laroche de faire passer la jeune femme en audition pour le rôle de Valérie dans « Le rire ».
Lui-même originaire des Îles-de-la-Madeleine, Hugo Bourque s’est joint à l’aventure de « La course folle » alors que le projet était déjà amorcé. Dans cette série documentaire d’observation de huit épisodes, le producteur au contenu et scénariste a contribué à démystifier une activité encore méconnue du grand public : la pêche au homard. Passion qui mobilise de nombreux hommes – et femmes – de la région, elle est transposée à travers le parcours de Julien, Dominic, Maxime et Olivier, quatre pêcheurs qui ont accepté de partager leur quotidien en mer ainsi qu’à la maison.
D’habitude, Fanny-Laure Malo tourne un court métrage avant de se lancer dans un projet de long métrage avec un réalisateur avec qui elle n’a jamais travaillé. Ce ne fut cependant pas le cas pour « Le rire », le plus récent film de Martin Laroche, que La Boîte à Fanny a produit. Il faut dire que les deux avaient passé du temps ensemble lors d’un festival, parlant longuement de leur vision respective du cinéma. Lorsqu’elle a lu le scénario, elle a tout de suite adhéré au propos de cet ovni cinématographique.
Lorsqu’elle parle du travail du Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ), la directrice générale de Québec Cinéma ne tarit pas d’éloges. Ségolène Roederer estime qu’il s’agit d’une opération absolument fondamentale face aux enjeux du cinéma québécois. Si on veut un public pour le cinéma d’ici, il faut commencer à cultiver le public tôt. C’était d’ailleurs un des enjeux abordés par le Groupe de travail sur les enjeux du cinéma, en 2013. Et pour le faire tôt, il faut commencer à l’école.
Après deux films autoproduits et à petits budgets, « Les manèges humains » (2013) et « Tadoussac » (2017), Martin Laroche avait envie de traiter de plusieurs thèmes dans son film « Le rire », dont les conséquences de la guerre, la résilience et le syndrome du survivant. Surtout, il n’avait pas envie de se censurer, ayant essayé de plaire aux institutions de financement, aux producteurs ou aux distributeurs, comme pour ces deux films précédents. « Là, j’avais le goût de faire le film que j’avais dans mes tripes », confie-t-il à Qui fait Quoi lors d’une entrevue.
Pour sa deuxième semaine à l’affiche sur 74 écrans au Québec, « Bad Boys for Life » (« Mauvais garçons pour la vie » en v.f.) conserve la tête du box-office. Le film, réalisé par Adil El Arbi et Bilall Fallah, a engrangé 291 901$, pour un cumul de 920 969$, soit une baisse de -33% par rapport à la fin de semaine précédente, selon les chiffres fournis par Cinéac. Pour sa part, le film « 1917 », de Sam Mendes, se retrouve en deuxième place, avec 278 335$, pour un cumul de 1 541 820$ en trois semaines.