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Pour « Menteur », son plus récent long métrage, Émile Gaudreault refait équipe avec Sébastien Ravary et Éric K. Boulianne à la scénarisation. À partir d’une prémisse et d’un concept très particulier, celui d’un mythomane qui voit ses mensonges se réaliser, le trio de scénaristes a imaginé les personnages et les péripéties qui constitueraient cette comédie. C’est donc en suivant sensiblement la même démarche que pour « De père en flic 2 », leur précédente collaboration, que leurs trois têtes ont pu arriver à ce résultat final.
Pendant ses études en communications et cinéma à l’Université du Québec à Montréal, Isabelle Couture a eu à réaliser son premier film, un documentaire, pour un de ses cours. Cela lui plaisait de raconter des histoires extraordinaires de gens ordinaires. À la fin de son baccalauréat, elle voit une annonce des Films de l’Isle, une boîte de production dirigée par Ian Boyd, qui cherchait une assistante à la réalisation. Elle n’a pas été sélectionnée, mais a proposé d’effectuer un stage gratuit, raconte-t-elle à Qui fait Quoi.
Doc Québec, membre de la Documentary Organization of Canada, un organisme qui compte 700 membres à travers le pays, défend ses membres, des gens qui font du documentaire autrement, des réalisateurs qui se produisent, des producteurs de toutes petites boîtes, mais aussi les artisans du documentaire, des étudiants et des jeunes qui sortent des écoles. La productrice Isabelle Couture occupe la présidence de l’organisme depuis deux ans. Elle explique à Qui fait Quoi que le mandat de Doc Québec consiste également à représenter les membres et la pratique du cinéma documentaire de façon plus large.
Pour son plus récent long métrage, « Menteur », Émile Gaudreault ne s’en cache pas : la période d’écriture qui s’est enclenchée en 2014 a été extrêmement exigeante. Devant une prémisse aussi forte que celle d’un héros mythomane voyant ses mensonges devenir réalité, il faut être à la hauteur. Non seulement est-il indispensable d’amener les spectateurs dans cet univers d’high concept, mais encore est-il nécessaire de maintenir une densité comique et dramatique jusqu’à la ligne d’arrivée.
Avec « Menteur », Steve Asselin en est à sa première collaboration avec Émile Gaudreault. Loin d’être étranger à la comédie populaire québécoise, le directeur photo réussit à se permettre une part de créativité avec ce long métrage. C’est que la nouvelle proposition du réalisateur de « De père en flic », un menteur compulsif qui voit ses histoires inventées devenir réalité, met la table à une proposition visuelle qui se déploie toutefois tout en subtilité. Qui fait Quoi en a discuté avec le directeur photo.
Maison de production indépendante française, Arturo Mio a été fondée en 2000 par Caroline Roussel. Après des coproductions menées essentiellement avec des pays européens, l’entreprise a connu une sorte de repli sur le marché national. Ce sont ainsi des projets majoritairement montés grâce à un financement français que la productrice et fondatrice a accompagnés pendant un certain moment. Puis, son envie de produire du long métrage documentaire pour les salles l’a ramenée sur le marché international. Ce n’est donc pas par hasard qu’elle s’est retrouvée récemment aux Rendez-vous d’affaires et coproduction France-Canada.