Les exclusivités
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Le nom de la boîte de production Kassiwi Media n’a pas été sélectionné aléatoirement. En langue abénaquise, Kassiwi signifie « ensemble », une philosophie que cherchait à véhiculer Julie O’Bomsawin au sein de la compagnie qu’elle a cofondée aux côtés du réalisateur Jean-François Proteau et en partenariat avec Attraction Images. « Nous avons eu envie de travailler sur des projets que nous ne voyions pas nécessairement à l’écran. Et nous avions envie de raconter des histoires sensibles à nos yeux », confie la productrice et présidente en entrevue avec Qui fait Quoi.
Comme lors du congrès 2018 de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM), François-Pier Pélinard-Lambert, rédacteur en chef du Film français, et programmateur au Festival Séries Mania, est revenu au Québec cette année pour dresser un portrait des tendances mondiales en matière de séries de fiction et de films. Il a commencé sa présentation en rappelant que Séries Mania a accueilli la série « M’entends-tu ? », qui a d’ailleurs reçu le prix de la meilleure comédie.
Depuis les dix dernières années, Marlene Edoyan s’intéresse aux enjeux sociopolitiques contemporains. Son deuxième long métrage documentaire, « The Sea Between Us », se concentre sur les répercussions de la guerre civile à Beyrouth à travers deux protagonistes. Elle-même née et éduquée dans la capitale du Liban à cette même époque, la cinéaste basée à Montréal s’est arrêtée sur ce sujet très personnel de façon complètement naturelle.
Durant sa plus tendre enfance, le premier métier que voulait pratiquer Ludovic Dufresne était météorologue. Fasciné depuis toujours par tout ce qui est de l’ordre du céleste, de ses manifestations et transformations, le réalisateur a finalement pris conscience que la portée poétique et magique des phénomènes météorologiques était ce qui l’intéressait plus particulièrement. C’est donc tout naturellement que son plus récent court métrage « août. septembre. », sélectionné à Talent tout court, s’articule autour de ce sujet et de deux personnages s’apprivoisant face à leurs différences. Rencontre avec le jeune cinéaste en marge du 72e Festival de Cannes.
C’est un véritable cri du coeur que pousse Hugo Latulippe lorsqu’il parle de l’avenir du documentaire québécois. Il en sait quelque chose : depuis son film « Alphée des étoiles », il n’a réalisé aucun long métrage documentaire d’auteur, faute de financement des institutions, travaillant davantage sur des projets télévision. Il a même vendu, en 2017, ses parts d’Esperamos Films pour retourner à la production indépendante, une décision vraiment rationnelle, explique-t-il à Qui fait Quoi. Aujourd’hui, il n’est plus possible de diriger une maison de production documentaire au Québec, selon lui.
Dans « Celle qui porte la pluie », Agnès, une jeune adulte se réfugie dans une pension en forêt après une éprouvante visite auprès de son père mourant. Là, elle est plongée dans un monde à la frontière de la réalité et du rêve où elle devra accepter la mort imminente de son paternel. La démarche de ce court métrage de Marianne Métivier, qui se révèle être d’une rare intimité, a été accompagnée parallèlement par le processus de deuil de la jeune réalisatrice, elle-même devant faire face à la disparition de son père durant la production. C’est à l’occasion du 72e Festival de Cannes, alors que le film se retrouve dans la sélection 2019 de Talent tout court, que la cinéaste s’est entretenue avec Qui fait Quoi.