Les exclusivités
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Comme bien d’autres de ses collègues producteurs, Renée-Claude Riendeau se retrouve face aux grandes difficultés de la production documentaire. En plus des diffuseurs télé qui ne sont plus qu’intéressés par des films de 52 minutes, les processus de financement par lesquels il faut traverser pour obtenir des fonds de la part des institutions s’échelonnent souvent sur plusieurs années. Et cela, alors que le besoin de tourner et de créer se manifeste très souvent dans l’urgence. Malgré cela, la fondatrice et productrice des Productions Lustitia continue à se dédier entièrement à ses projets.
Lorsqu’elle est montée sur la scène de la salle Debussy quelques secondes avant le début de la projection de « La femme de mon frère », Monia Chokri espérait que la sélection de son premier long métrage en ouverture de la section Un Certain Regard au 72e Festival de Cannes allait lui permettre de naître en tant que cinéaste. Un choix de mot crucial puisqu’il implique que les spectateurs s’intéressent désormais à sa parole, à ses idées et que ce même public ait envie de la suivre dans son parcours. Rencontrée quelques jours après la première de son film, la réalisatrice a explicité les tenants de cette oeuvre qui lui ont permis de créer, un acte vital à ses yeux.
Installé à Montréal depuis 2011, Moussa Djigo se retrouve à la 72e édition du Festival de Cannes avec deux longs métrages de fiction sous la main. Venu présenter au Marché du Film « Obamas » et « Rosalie », deux oeuvres atypiques qu’il a complétées l’an dernier et qui ont déjà voyagé dans de nombreux festivals à travers le monde, le réalisateur originaire du Sénégal et de la Mauritanie en a profité pour discuter avec Qui fait Quoi de ces deux projets ainsi que d’un troisième qu’il s’apprête à tourner l’été prochain.
Pour sa cinquième année en tant que directeur artistique du Festival des arts de Saint-Sauveur, Guillaume Côté souhaitait plus que jamais offrir une diversité aux spectateurs tant d’un point de vue culturel que stylistique. Mettant à l’avant-plan les femmes chorégraphes ainsi que les compagnies autochtones tout en favorisant les nouvelles découvertes et les talents plus établis, le chorégraphe et danseur cherche constamment à ne pas se limiter à un seul type de danse. « Je recherche des produits raffinés, mais uniques. Il faut me proposer une couleur, quelque chose qui va me faire allumer », confie-t-il lors d’une entrevue réalisée en marge du dévoilement de la 28e édition du FASS.
Cantons de l’Est, 2022. Les migrants clandestins traversent plus que jamais les frontières entre le Canada et les États-Unis. Au Québec, des citoyens s’organisent et les pourchassent illégalement, insatisfaits de la manière dont les autorités gèrent la crise. Dans « Recrue », le réalisateur Pier-Philippe Chevigny privilégie le regard d’Alex, six ans, dont le père participe activement à ce genre de groupes d’activistes. Rencontré lors du 72e Festival de Cannes, il a discuté avec Qui fait Quoi à propos de ce court métrage sélectionné à Talent tout court qui entre en parfaite continuité avec sa démarche cinématographique.
Lorsqu’elle a terminé l’aventure d’« Unité 9 », il y a plus d’un an, Danielle Trottier a vécu un sentiment de détresse. Pour la suite, elle souhaitait aborder un sujet, une proposition qui lui permettrait de retrouver la même intensité que la populaire série se déroulant entre les murs de la prison de Lietteville. En s’avançant dans l’écriture de « Toute la vie », une nouvelle série dramatique déployée autour d’une école accueillant des jeunes adolescentes enceintes ou des jeunes mamans et diffusée en septembre prochain sur les ondes d’ICI Radio-Canada, l’auteure a pu dénicher une profondeur tout aussi riche à travers l’univers de l’école Marie-Labrecque, un établissement qui doit son nom à une femme l’ayant particulièrement marqué.