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Si l’an dernier, la restructuration de l’horaire éliminant les avant-premières pour la presse avait semé une petite grogne auprès des journalistes et des critiques, c’est plutôt la marche des 82 femmes menée par la présidente du jury de l’édition 2018, Cate Blanchett, et la cinéaste Agnès Varda qui avait attiré l’attention. Cette année, le Festival de Cannes, qui rend hommage à la défunte réalisatrice de « Sans toit ni loi », en la mettant à l’avant-plan sur l’affiche de cette 72e édition, semblait annoncer une place considérable accordée aux femmes. Or, dans la sélection officielle, les films présentés par des réalisatrices ont passé de 3 à... 4.
De plus en plus, dans sa philosophie de production, Dominique Dussault souhaite qu’un lien de confiance absolue se crée entre le cinéaste et le producteur. C’est ce qui explique qu’elle ait accepté de s’abandonner dans le projet fou et ambitieux de Santiago Menghini. D’ailleurs, la boîte de production Nemesis Films, au sein de laquelle elle oeuvre, avait accompagné les précédents courts métrages du jeune réalisateur. Quatre ans après les premières discussions, « Red Wine » voit le jour et est sélectionné à Talent tout court dans le cadre du 72e Festival de Cannes.
C’est en peaufinant les effets visuels de son court métrage « Voyagers » que Santiago Menghini s’est mis à réfléchir au concept d’une collecte de fonds où un individu empoisonne un verre de vin qui se perd parmi les convives. Quatre ans plus tard, cette prémisse prend forme sous « Red Wine », un court métrage ambitieux sélectionné à Talent tout court au Festival de Cannes. Pour l’occasion, Qui fait Quoi a discuté avec le jeune réalisateur friand de cinéma de genre dont le précédent film « Milk » se retrouve retenu dans la catégorie du meilleur court métrage au prochain Gala Québec Cinéma.
Malgré une évolution de -57%, « Avengers : Endgame » (« Avengers : Phase finale » en v.f.), continue de dominer le box-office québécois. Le film, distribué par Disney dans 197 salles, a récolté 854 641$ pour sa troisième fin de semaine à l’affiche, pour un cumul de 9 751 363$. En deuxième place, on retrouve « Pokémon Detective Pikachu » (« Pokémon Détective Pikachu » en v.f.), une distribution de Warner Bros. sur 99 écrans, qui a enregistré 682 262$ pour son premier week-end, selon les chiffres fournis par Cinéac.
Consultante en distribution internationale et stratégie de développement de contenu, Carol Eymery était de passage au congrès de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) pour parler de distribution internationale, offrant des conseils pour maximiser l’exposition et les revenus des productions. Elle a donné en exemple la série « Downton Abbey », série en costumes, mais sans grand casting. En fait, il a fallu deux stars, Elizabeth McGovern et Maggie Smith, pour que cette coproduction avec PBS fasse sa marque dans l’univers télévisuel occidental. Dès les deux premières saisons, « Downton Abbey » gagne le coeur du public britannique et américain. Elle récolte de nombreux prix.
Avec « Fin de mois » (Trinôme & Filles), Moi & Cie s’immisce dans le quotidien de dix familles vivant sous le seuil de pauvreté au Québec. À compter du 30 avril dès 21h, la chaîne spécialisée propose cette nouvelle docu-réalité animée par Jean-Marie Lapointe. C’est le réalisateur Frédéric Gieling qui accompagne l’animateur pénétrant au coeur de foyers tous plus différents les uns des autres. « Jean-Marie est 100 % honnête. Il a une écoute réelle. Ça nous permet d’accéder à un partage qui est très direct. Les gens sont capables de nous parler de leurs finances personnelles, ce qui a toujours été un peu tabou », explique le réalisateur à Qui fait Quoi.