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L’hiver dernier, Jean-Philippe Duval a été particulièrement privilégié. La production d’« Unité 9 » a tout fait pour qu’il puisse partir au Vietnam tourner son plus récent long métrage « 14 jours, 12 nuits » sans que cela ne bouscule trop l’horaire de tournage de la populaire série télévisée dramatique diffusée sur ICI Radio-Canada Télé. Accompagné de son équipe et de l’actrice Anne Dorval, le réalisateur s’est rendu pendant 20 jours dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Il a discuté avec Qui fait Quoi à propos de ce film dont il vient de terminer la postproduction et qui devrait prendre l’affiche en 2019.
Le drame fantastique « Glass » (« Verre » en v.f.), scénarisé et réalisé par M. Night Shyamalan, avec James McAvoy, Samuel L. Jackson et Bruce Willis, s’est classé en tête du box-office québécois lors du week-end du 18 au 20 janvier. Le film distribué par Universal sur 99 écrans a engrangé des recettes au guichet de 345 697$ pour sa première fin de semaine à l’affiche, selon les chiffres diffusés par Cinéac. « Aquaman » arrive en deuxième place, avec 168 776$, pour un cumul de 5 038 842$ en cinq semaines.
À l’origine, Réal Chabot souhaitait adapter le premier roman de Rawi Hage, « De Niro’s Game », un récit très difficile à transposer au grand écran dont les droits n’étaient malheureusement pas disponibles. Puis, à la lecture du deuxième manuscrit signé par l’auteur canadien d’origine libanaise, « Cockroach », le producteur a enclenché les démarches pour faire de cet ouvrage un long métrage de fiction. D’abord réfléchi en langue anglaise avec une tout autre équipe, c’est finalement Claude Lalonde qui a été mandaté pour scénariser le récit de « Malek » et Guy Édoin qui a été choisi pour le mettre en images.
Lorsqu’il a lu le scénario imaginé par Claude Lalonde, adapté du roman « Le cafard » de Rawi Hage, Guy Édoin était fasciné par les personnages, plus particulièrement celui plus trouble de « Malek ». Le réalisateur de « Marécages » et « Ville-Marie » voyait à travers lui une forte résonance avec ses oeuvres passées. Et il ne se cache pas que le défi que représentait une partie du tournage à l’étranger rendait l’aventure attrayante à ses yeux. « Mais à la base, je voulais vraiment aller à la rencontre de ces personnages. Et ça faisait longtemps que j’avais envie de réaliser un scénario qui n’était pas nécessairement de moi », confie-t-il en entrevue.
À la lecture du roman « Le cafard » (« Cockroach »), Claude Lalonde a été frappé par l’histoire d’amour qui se crée entre les personnages de Malek et de Shohreh, deux immigrants, l’un libanais, l’autre iranienne, qui vivent à Montréal. Ce scénario, devenu « Malek », troisième long métrage mis en images par Guy Édoin, relate le parcours du personnage-titre, pourchassé par son passé qu’il ressassera aux côtés de Geneviève, une psychologue. Il fera également la connaissance de la fameuse Shohreh de laquelle il tombera amoureux. « Je pense que les histoires d’amour sont toujours intéressantes au cinéma. Celle-ci est particulière, elle se situe dans un contexte d’immigration, de violence et dans une communauté que je connais peu », confie le scénariste en entrevue avec Qui fait Quoi.
C’est avec son enthousiasme habituel que Micheline Lanctôt a pris la parole quelques minutes avant que les membres du comité de sélection annoncent les cinq films en lice pour le 8e Prix collégial du cinéma québécois. Celle qui est marraine de cet événement depuis les tout débuts a souligné le caractère désormais incontournable de ce prix permettant aux étudiants de 52 cégeps situés un peu partout à travers la province de découvrir certaines des oeuvres marquantes de la cinématographie québécoise de la dernière année. Compte-rendu de ce dévoilement où Qui fait Quoi était présent.