Les exclusivités
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Dans une ancienne ville minière en Outaouais au Québec, deux adolescentes partagent leur quotidien pendant quelques journées d’automne. Abandonnée par son père qui part à la chasse à l’orignal et rejetée par ses collègues de classe, la jeune rebelle Lindsay rejoint sa seule amie, Justine, dans une errance en leur petite ville, Fort-Coulonge. Lorsqu’elles gagnent illégalement à la loterie, leurs rêves se confronteront dans une quête éperdue de liberté, sous la forme d’un documentaire intégrant une bonne part de fiction, ou vice-versa.
À la suite des films « Les Pee-Wee 3D : L’hiver qui a changé ma vie » et « Junior Majeur », Christian Larouche refait équipe avec Éric Tessier pour « Tu te souviendras de moi », l’adaptation de la pièce éponyme de François Archambault. Scénarisé par le dramaturge et le réalisateur, le film porte sur Édouard, un enseignant d’histoire retraité, dont la mémoire se met à présenter quelques failles. Le long métrage étant actuellement en tournage jusqu’au 28 octobre, Qui fait Quoi a rencontré le producteur et président de Christal Films Productions lors de la visite du plateau.
Même si la Coop Vidéo de Montréal était originalement attachée au plus récent projet de Louis Bélanger, le réalisateur désirait depuis longtemps retravaillé avec Lyla Films, particulièrement avec Lyse Lafontaine avec qui il avait partagé l’expérience du documentaire « Lauzon Lauzone » en 2001. Comme la productrice était déjà sollicitée par le tournage de « The Song of Names » de François Girard, c’est son collègue François Tremblay qui chapeaute présentement la production du long métrage « Vivre à cent à l’heure (titre de travail) » et qui s’est entretenu avec Qui fait Quoi.
Pour la deuxième semaine depuis sa sortie, « Venom » le film d’aventures fantastique de Ruben Fleischer, diffusé par Sony sur 126 écrans, a récolté 403 903$, pour un cumul de 1 972 246$, selon les chiffres fournis par Cinéac. En deuxième place, on retrouve « A Star Is Born » (« Une étoile est née » en v.f.), une distribution Warner dans 81 salles.
Deuxième long métrage d’Alexandre Franchi, « Happy Face – la tyrannie de la beauté » raconte l’histoire de Stanislas, un jeune homme de 19 ans, qui intègre un groupe de thérapie réunissant des personnes défigurées en réaction à la maladie de sa mère hospitalisée. Oeuvre inspirée de l’expérience personnelle du réalisateur, ce récit est le premier volet de sa trilogie du cancer. « Je fais souvent des films qui sont autobiographiques et qui partent un peu en vrille parce que je délire aussi », confie le cinéaste en entrevue avec Qui fait Quoi en marge de la première mondiale du film au Festival du nouveau cinéma.
Premier long métrage de la jeune réalisatrice, ce portrait intime et sensible promet une carrière à suivre. Avec un scénario parfaitement construit, les complications et les répercussions du déni du personnage principal la fait basculer implacablement en véritable cauchemar réaliste. Victime d’une agression sexuelle qu’elle ne dénonce pas, son « tout va bien » exprimé sur plusieurs plans, l’héroïne s’embourbe de plus en plus loin dans le drame, à travers les méandres de ses émotions ainsi que de ses relations personnelles et socio-économiques.