Les exclusivités
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Après Julien Duvivier, Marc Allégret et Gilles Carle, voilà que Sébastien Pilote prépare une quatrième adaptation de « Maria Chapdelaine », roman de l’écrivain français Louis Hémon relatant la vie d’une jeune femme de dix-huit ans sur une terre du Lac-Saint-Jean. Faisant équipe avec Pierre Even de chez Item 7, le réalisateur né à Chicoutimi a déjà lancé un appel pour dénicher la comédienne qui prêtera ses traits à l’héroïne. Alors qu’il présentait « La disparition des lucioles » au Festival international du film de Toronto, il a échangé avec Qui fait Quoi à propos de ce projet à venir.
« La grande noirceur », quatrième long métrage de Maxime Giroux, s’est concrétisé après que Sylvian Corbeil et ce dernier n’aient pu obtenir l’appui des institutions pour financer un autre projet de fiction. Parce qu’il croit fermement au talent du réalisateur de « Félix & Meira », le producteur chez Métafilms a plongé dans l’aventure un peu casse-cou de ce nouveau film qui devait être conçu rapidement. « J’avais un peu d’argent de côté, Maxime travaillait un peu en publicité. Nous avons mis plusieurs dizaines de milliers de dollars sur la table pour démarrer la machine », raconte-t-il lors d’une rencontre avec Qui fait Quoi en marge du Festival international du film de Toronto.
Arrivée au Québec il y a une dizaine d’années, Caroline Bergoin intègre le programme Documentaire, profil producteur à L’inis après avoir fait une maîtrise en art contemporain et nouveaux médias. C’est là qu’elle fait la rencontre de Judith Plamondon et de Lessandro Sócrates. Elle produit quelques-uns de leurs courts métrages, dont « À trois pas de la scène » pour lequel la première réalisait et le deuxième effectuait le montage. Puis, est arrivé le projet « L’amour à la plage », un premier long métrage documentaire coréalisé pour lequel la productrice a réussi à obtenir l’appui du programme de microbudget, financement du Fonds des talents de Téléfilm Canada.
« Pauline Julien, intime et politique » n’est pas le premier projet du monteur René Roberge qui utilise des archives - il a entre autres travaillé sur « Godin » et « Miron, un homme revenu d’en dehors du monde » , mais il fut particulier, confie-t-il à Qui fait Quoi. Dans ce documentaire écrit et réalisé par Pascale Ferland et produit par Johanne Bergeron pour l’Office national du film, on découvre la grande Pauline Julien dès ses débuts à Paris, on la suit dans son combat pour l’indépendance, mais aussi dans son intimité grâce à des photos, des extraits télé et les mots, ceux de la chanteuse à la chevelure rousse et ceux de Gérald Godin, le grand amour de sa vie.
Avec « Primas », Laura Bari complète une trilogie amorcée avec « Antoine » (2009) et « Ariel » (2013). Ce plus récent long métrage documentaire s’intéresse à deux adolescentes argentines, Rocío Alavrez et Aldana Bari, nièces de la cinéaste qui, après avoir été victimes de violence sexuelle, passent vers le monde adulte. Rencontrée par Qui fait Quoi à l’occasion du Festival de cinéma de la ville de Québec, la réalisatrice a échangé à propos de ce projet où elle suit ces jeunes femmes à Montréal et en Argentine alors qu’elles tentent de réapprivoiser leur destin.
« Forcier est la raison pour laquelle je fais du cinéma », déclare d’emblée Jean-Marc E. Roy. Pas étonnant qu’il ait voulu lui rendre hommage avec « Des histoires inventées », un documentaire où il invite le célèbre réalisateur québécois à revisiter quelques-unes des scènes emblématiques de son oeuvre en les remettant en scène avec les acteurs et les actrices qu’il a côtoyés. Le cinéaste et producteur a discuté avec Qui fait Quoi en marge du Festival de cinéma de la ville de Québec à propos de ce projet qu’il développe depuis 2012 et pour lequel il a essuyé à quatre reprises un refus de financement de la part de la SODEC.