Les exclusivités
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Premier long métrage de Sophie Dupuis, « Chien de garde » met en scène JP, un jeune homme qui pratique le travail de collecteur tout en tentant de subvenir aux besoins de sa famille. Pour ce drame situé dans le quartier de Verdun, la réalisatrice prolonge sa réflexion thématique amorcée avec ses courts métrages « Félix et Malou » et « Faillir » et vers laquelle, en tant qu’enfant unique, elle revient à chaque projet. « Les relations fraternelles me fascinent. Il y a quelque chose auquel je n’aurai jamais accès qui m’attire et que j’ai envie d’explorer », indique-t-elle en entrevue.
Renouant avec Sophie Lorain avec qui elle avait coscénarisé « La petite reine » d’Alexis Durand-Brault, Catherine Léger signe avec « Charlotte a du fun », son deuxième scénario de long métrage. Laissant ici sa partenaire s’atteler derrière la caméra, l’auteure a imaginé le récit d’une adolescente de dix-sept ans qui, à l’aube de l’âge adulte, laisser s’exprimer sa sexualité. Désirant s’adresser à un public féminin d’abord et avant tout, la scénariste a voulu reconnaître le dynamisme et le pouvoir de ces jeunes femmes. « Il fallait que même si le personnage de Charlotte se remet en question, elle ne soit jamais victime », affirme-t-elle en entrevue avec Qui fait Quoi.
Réalisateur et producteur s’intéressant tout autant à la fiction qu’au documentaire, Joe Balass collabore avec la cinéaste Eisha Marjara pour « Venus », un long métrage de fiction qui met en scène le parcours d’une femme transgenre indienne découvrant qu’elle est le père d’un garçon de 14 ans. Le fondateur de Compass Productions, une boîte montréalaise créée il y a une vingtaine d’années, s’est entretenu avec Qui fait Quoi à propos de ce projet.
En plus de ses différents rôles marquants tenus au petit comme au grand écran et de ses activités de production, Sophie Lorain agit comme réalisatrice à la télévision et au cinéma. Si « Les grandes chaleurs », son premier long métrage, remonte à 2009, elle est demeurée active derrière la caméra sur « Au secours de Béatrice ». C’est avec « Charlotte a du fun » qu’elle marque son retour cinématographique, le récit d’une adolescente de dix-sept ans qui, après s’être fait larguer par son petit ami, décide en compagnie de ses deux amies de travailler dans un magasin de jouets et de laisser exprimer sa liberté et ses désirs.
Les semaines se suivent et se ressemblent au box-office québécois. Dans le top 20, on retrouve essentiellement des superproductions américaines. Pour sa deuxième semaine sur 137 écrans, « Black Panther » (« Panthère Noire » en v.f.), une distribution Disney, continue de caracoler en tête, avec des recettes au guichet de 1 042 205$, pour un cumul de 3 527 497$ en deux semaines, selon les chiffres fournis par Cinéac.
Après « La ligne rouge », qui s’intéressait à la forte présence du hockey dans les communautés autochtones, Kim O’Bomsawin présente « Ce silence qui tue », un nouveau long métrage documentaire qui braque son regard sur l’insupportable réalité des femmes autochtones à travers le Canada. Intimement préoccupée par ces enjeux complexes depuis longtemps, la réalisatrice abénakise s’est vue proposer par Canal D et APTN un projet documentaire de soixante-dix minutes sur cette question.