Les exclusivités
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Diplômée du programme Cinéma, profil Réalisateur de L’inis, Émilie Rosas a notamment réalisé les courts métrages « Les bons termes selon Dewey » et « Les cennes chanceuses » avant de se concentrer sur « Comme les dinosaures », son plus récent film produit par Chasseur Films. Dans cette fiction de dix-sept minutes, un adolescent de seize ans se prépare à l’Apocalypse qu’il croit imminente. Rencontre avec la réalisatrice sur ce drame familial avec une épopée survivaliste en toile de fond.
C’est lors d’une expérience personnelle éprouvée dans une pharmacie que Gabrielle Demers a eu l’idée de s’intéresser à la proximité et à l’intimité féminine pour son deuxième court métrage « Paupière mauve ». Finissante au baccalauréat en cinéma à l’Université du Québec à Montréal, la réalisatrice a réfléchi un film sensuel, mais de bon goût, autour d’Emmanuelle, 13 ans, qui pense sans cesse à Laura, une camarade de classe. « J’avais envie de parler du désir chez les très jeunes filles, car je trouve qu’elles peuvent rarement en discuter », souligne-t-elle en entrevue.
Huitième long métrage de fiction de Bernard Émond, « Pour vivre ici » raconte l’histoire de Monique qui décide, suite à la mort de son mari, d’aller visiter ses enfants à Montréal et de retourner dans sa ville natale près de Sudbury en Ontario. Sorte de road-movie, le film marque la quatrième collaboration entre le cinéaste et Élise Guilbault en plus de proposer une continuité avec l’oeuvre de ce dernier sur les thèmes de la transmission et du deuil. « La question qui m’a hanté est : qu’est-ce qui reste des gens que l’on a aimés quand ils sont morts ? », indique le réalisateur en entrevue.
À quelques semaines du gala des prix Écrans canadiens, diffusé le 11 mars à CBC et animé par Jonny Harris et Emma Hunter, l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision a tenu à reconnaître les finalistes lors d’une soirée où ces derniers se sont vus remettre le certificat officiel de leur mise en nomination. Bref compte-rendu en images alors que Qui fait Quoi était sur place.
Pour son forum annuel, l’Observatoire du documentaire a voulu s’attarder sur deux éléments : une étude qu’elle a réalisée sur la production documentaire télévisuelle soutenue par le Fonds des médias du Canada de 2012 à 2017 et la prochaine politique culturelle. La salle de projection principale de la Cinémathèque québécoise était presque pleine, le 16 février dernier, pour discuter de ces enjeux. « Nous avons invité le grand public parce que le documentaire les concerne », a souligné Hugo Latulippe, président de l’Observatoire, qui a animé le forum avec Benjamin Hogue, directeur général.
Huitième collaboration entre Bernard Émond et Bernadette Payeur, « Pour vivre ici » marque pour la productrice de l’Association coopérative de productions audio-visuelles (ACPAV) une continuité thématique et formelle avec les oeuvres précédentes du cinéaste. En phase au plan générationnel avec son complice, elle salue, comme pour chaque projet commun, la sensibilité du sujet de ce road movie intimiste. « On ne se surprend peut-être plus, mais on se satisfait toujours », dit-elle avec le sourire en entrevue avec Qui fait Quoi.