Les exclusivités
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C’est en 2004 que Virginie Dubois est repêchée par les membres de la Coop Vidéo de Montréal. La boîte de production évolue par la suite dans sa direction pour mieux distinguer les oeuvres artisanales, franchement signées d’un côté, et celles plus classiques, mais qui portent tout de même la marque des auteurs de l’autre. Passant du rôle de coordonnatrice à celui de productrice et de codirectrice, la comédienne de formation n’a depuis jamais quitté les rangs de la coopérative cinématographique. Retour sur ces quelque treize années passées aux côtés des membres fondateurs ainsi que des jeunes réalisatrices et réalisateurs de la nouvelle génération à l’occasion des 40 ans de la Coop.
Active depuis plus d’une vingtaine d’années en fiction comme en documentaire, Renée Blanchar s’intéresse aux chantiers d’exploitation de sables bitumineux en Alberta avec « Nos hommes dans l’Ouest ». À travers ce projet, la cinéaste acadienne opte pour un angle humain, celui de trois familles du Nouveau-Brunswick dont les membres sont séparés par ce travail éloigné. Alors que le documentaire était présenté en ouverture de la 31e édition du Festival international du cinéma francophone en Acadie, elle s’est entretenue avec Qui fait Quoi.
C’est en 1977 que Robert Morin, Jean-Pierre Saint-Louis, Gilbert Lachapelle et Yves Chaput se sont réunis pour former la Coop Vidéo de Montréal. Depuis, Lorraine Dufour, Denis Chouinard, Catherine Martin, Louis Bélanger et André-Line Beauparlant se sont intégrés au club sélect qui fonctionnait originalement sous le principe du troc dans un esprit collaboratif et créatif qui est demeuré. À l’heure des 40 ans de la boîte de production, le réalisateur de « Post mortem » et la cinéaste derrière « Trois princesses pour Roland » reviennent sur le chemin parcouru.
L’année 2014 marque un point tournant pour l’industrie du doublage québécoise. Fin septembre, l’Union des Artistes tendait la main à l’Association nationale des doubleurs professionnels (ANDP) afin de rouvrir l’entente collective en cours permettant ainsi une baisse de tarifs significative de 21 % et plus dans le marché du DVD. En novembre 2014, on apprenait que Netflix ne fera plus appel à des Québécois pour le doublage de la troisième saison de « House of Cards ». Sophie Prégent, présidente de l’UDA, monte au créneau pour dénoncer cette décision et le syndicat des comédiens et comédiennes prend le taureau par les cornes en mettant en place une commission sur le doublage.
L’adoption internationale est trop souvent montrée comme une panacée dans les documentaires, c’est du moins ce qu’estiment le réalisateur, producteur et régisseur Esteban-Orlando Fleurant Padeco, et son complice réalisateur Nicolas-Alexandre Tremblay. Dans les années 1980, Esteban-Orlando a été parmi les premiers de plus de 200 enfants du village d’Hato Mayor del Rey, en République dominicaine, séparés de leur famille pour être adoptés par des couples québécois. La journaliste Isabelle Hachey en a fait le livre « Déracinés – Les enfants perdus de Hato Mayor ». Aujourd’hui, Esteban-Orlando Fleurant Padeco et Nicolas-Alexandre Tremblay veulent réaliser un documentaire de cette sombre histoire.
Tout premier film de la jeune Montréalaise Kalina Bertin, « Manic » raconte son parcours étonnant qui l’amène à comprendre les liens entre la maladie mentale dans son rayonnement familial et la folie de son père, insaisissable et complexe, une sorte de gourou manipulateur aux multiples personnalités. À travers les archives d’une famille qui se révèle dans le documentaire passablement élargie, elle se découvre pas moins de 12 « nouveaux » frères et soeurs jusque là inconnus, rencontrant en outre les diverses femmes de son père. En parallèle, son frère vit de graves troubles de bipolarité pendant que sa soeur passe par des épisodes psychotiques.