Les exclusivités
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Né d’une résidence de Céline Baril à l’ONF pendant 2 ans, le documentaire « 24 Davids » s’est construit au hasard de rencontres sur 3 continents. On y découvre des libres penseurs issus de multiples disciplines qui, en plus de leur prénom, partagent des réponses aux grands défis de l’humanité d’aujourd’hui. Grande lectrice, la réalisatrice raconte qu’au départ elle filme une première entrevue avec l’activiste américain David Bollier, de passage à Montréal. Elle lisait à l’époque son « Silent Theft » (« Vol silencieux »), un livre qui s’intéresse aux biens communs (eau, air, territoires…), des ressources dont s’accaparent impunément aujourd’hui de grandes entreprises de par le monde. Le film « 24 Davids » s’entamait ainsi. Il ouvre le 9 novembre 2017 la vingtième édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).
Depuis 2002, François Delisle s’emploie à développer une forme d’autonomie pour ses projets. Il fonde Films 53/12, une boîte de production à laquelle se joint Maxime Bernard en 2012 à titre de producteur. Puis, en 2015, il déploie Fragments Distribution, une compagnie qui se dédie à la distribution de films québécois et étrangers. En mai 2017, Stéphanie Demers s’associe au réalisateur à titre de directrice de la distribution. Rencontrée sur le plateau de tournage de « Ca$h Nexu$ », le septième long métrage du cinéaste, la jeune femme a discuté avec Qui fait Quoi de cette récente entreprise, des productions qu’elle cherche à acquérir ainsi que de sociofinancement.
Trois ans après « Fucké », le cinéaste et artiste visuel Simon Gaudreau présente « Minoritaires », son troisième long métrage documentaire produit par Colonelle Films. Délaissant l’univers glauque des habitants d’une maison de chambres, il transporte sa caméra au sein des Insoumis, un groupe de citoyens indépendantistes militant pour la préservation de la culture et de l’identité québécoise. À l’occasion de la première mondiale du film au Festival de cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, le réalisateur s’est entretenu avec Qui fait Quoi.
Le réalisateur et scénariste Jean-François Asselin a commencé à développer le projet du film « Nous sommes les autres » avec Jacques Drolet il y a plusieurs années. Les deux auteurs s’intéressaient à la façon dont le regard des autres nous définit, en fonction de la façon dont nous voulons que les gens nous voient. Plusieurs années plus tard, son premier long métrage voit enfin le jour. Qui fait Quoi en a discuté avec lui à quelques jours de la sortie du film produit par Pierre Even, pour Item 7.
L’industrie du doublage se trouve moins en santé qu’elle ne l’a déjà été, reconnaît Geneviève La Rocque, chef de service chez MELS Doublage, département qui offre toute une gamme de services dont la surimpression vocale. L’âge d’or semble terminé avec l’arrivée d’une compétition internationale. « Comme beaucoup d’autres industries de l’audiovisuel, on doit offrir de plus en plus de qualité avec de moins en moins d’argent », dit-elle à Qui fait Quoi.
Depuis le début des années 1990, l’Union des artistes, la SARTEC et la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec désiraient voir naître un fonds qui financerait la culture. Le Fonds de solidarité FTQ et la SODEC ont répondu à l’appel à titres de commanditaires investisseurs, créant ainsi le Fonds d’investissement de la culture et des communications (FICC) en 1997. En juin 2011, l’UDA a investi, à partir de son fonds général, dans le FICC, explique Robert Charpentier, directeur de portefeuille au Fonds de solidarité FTQ et qui a occupé le poste de directeur de portefeuille pour le secteur des technologies de l’information et des télécommunications, puis celui de directeur de portefeuille pour les secteurs de la culture et des entreprises de services pendant de nombreuses années.