Les exclusivités
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Pendant qu’elle effectuait ses études en communication et en rédaction professionnelle à l’université, Manal Drissi a accouché d’une petite fille. Afin de sortir de sa dépression post-partum, elle lance le blogue « Montée de lait », ce qui lui a donné de la visibilité et lui a permis d’être invitée à réaliser des chroniques à la radio, puis dans des magazines et des journaux. Elle a aussi fait un peu de télé. Pigiste dans le milieu de la culture et de la rédaction en général, elle porte plusieurs casquettes : conférencière, chroniqueuse, autrice et, maintenant, scénariste. Avec la série « Échouées », coécrite avec Gabrielle Lisa Collard, produite par Amalga et qui sera diffusée sur les ondes de Télé-Québec, elle s’attaque avec humour à la grossophobie.
Né très loin du monde du cinéma, Amaury Foucher a grandi dans une famille qui n’avait aucun pouvoir d’ancrage dans le monde du septième art. Jeune, il a commencé à regarder des films et, à l’âge de sept ans, il commence à jouer, participant à une petite pièce de théâtre dans une salle communale. Il jouait Jonas, le prophète, un rôle pour lequel il a quand même appris 40 pages de textes. Il a ressenti un sentiment, incompris à l’époque et qu’il cerne mieux aujourd’hui, une sorte de consécration. Qui fait Quoi l’a rencontré à Montréal alors que l’acteur français était de passage à Fierté Montréal pour présenter le film « La Pampa », en partenariat avec CINEMANIA.
Le fait d’être née d’une mère libanaise et d’un père québécois a beaucoup influencé le parcours de la compositrice Katia Makdissi-Warren. Elle a été élevée dans les deux cultures, entourée de sa grand-mère, de ses tantes et de ses oncles à la manière libanaise et, après avoir étudié au Conservatoire de Musique de Québec, elle a tout de suite voulu provoquer la rencontre des musiques du Moyen-Orient et de l’Occident.
Le projet du film « Amour Apocalypse », d’Anne Émond, est arrivé sur le bureau de Sylvain Corbeil en 2021, une période où le monde allait mal, se souvient le producteur. Les gens avaient du temps et se sont mis à s’intéresser aux changements climatiques, sujet auquel on est davantage habitué aujourd’hui, avec les vagues de chaleur, les feux de forêt et les tornades qui frappent dorénavant le Canada. La faim dans le monde, les changements climatiques, tout est interrelié, estime-t-il. Si on ne protège pas l’environnement, l’humain ne survivra pas, prédit le cofondateur de Metafilms.
Quand Mike Brossard et Benoit Trottier d’Univers Spectacle lui ont demandé de mener un projet sur la lutte professionnelle au Québec, Stéphane E. Roy ne savait pas comment aborder le sujet, n’ayant jamais ressenti d’intérêt pour celui-ci. Le dramaturge s’est cependant bien vite rappelé de la passion que suscitait ce sport de combat chez sa grand-mère qui, en dépit des apparences, regardait religieusement les matchs télévisés du dimanche matin. Ce souvenir constitue la fondation de « Si Dieu le veut », une pièce de théâtre documentaire mise en scène par Marilyn Bastien et mettant en vedette Amélie Grenier et Martin Roy, au côté de Stéphane E. Roy. Qui fait Quoi a discuté avec l’auteur du spectacle une semaine avant le lancement de sa tournée provinciale à Saint-Eustache.
La réalisatrice Anne Émond a toujours été consciente des changements climatiques. Ayant grandi dans les années 1990, déjà, elle était inquiète et consciente des enjeux. Mais, pendant la pandémie, la question s’est posée avec plus d’acuité : à un moment, cela lui est tombé dessus et elle a commencé à vivre dans une réelle anxiété. « Je me suis dit qu’on était foutu, j’ai eu un moment de panique et, aussi, pendant la crise sanitaire, beaucoup de gens ont vécu un sentiment de solitude », confie-t-elle à Qui fait Quoi. De ces sentiments est né le film « Amour Apocalypse », une production Metafilms distribuée par Immina Films, en salle au Québec à partir du 8 août.