Les exclusivités
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Cinéaste métisse du Manitoba, Rhayne Vermette propose un cinéma troublant, fort, dérangeant. Autodidacte, elle a commencé par réaliser des courts métrages d’animation avant de tourner son premier long métrage, « Ste. Anne », avec une caméra Bolex et du film en 16 mm. En entrevue avec Qui fait Quoi, elle confie être devenue fascinée par l’idée du cinéma analogique. Son deuxième long métrage, « Levers », présenté au TIFF et au Festival du nouveau cinéma en 2025, prend l’affiche du 26 février au 4 mars au Cinéma Moderne.
Plusieurs dizaines de diplômés et d’étudiants actuels de l’Institut national de l’image et du son (L’inis) se sont rassemblés dans ses locaux ce mardi soir, pour commémorer les 30 années d’existence de l’établissement qui a leur a ouvert les portes de l’audiovisuel. L’occasion pour eux de découvrir la programmation préparée par les directeurs de l’institution pour célébrer le parcours de celle-ci, ponctuée tout au long de l’année par des projections, des classes de maître, des retrouvailles et des hommages en festivals. Qui fait Quoi était sur place.
Se qualifiant elle-même comme une « grande amatrice de notre télé québécoise », Clara Gauthier-Morrison entretient depuis sa jeunesse le souhait de travailler dans le milieu de l’audiovisuel. Une volonté qu’elle a finalement pu commencer à concrétiser lors de ses études au baccalauréat en télévision de l’Université du Québec à Montréal et par ses participations aux Jeux de la Communication de Concordia. Une fois diplômée, la productrice en devenir a développé au cours de multiples mandats une spécialité dans la coordination de production, une profession qui lui permet d’être « au coeur de l’action » et d’aborder les divers volets logistiques et humains de l’industrie qui la passionne. Qui fait Quoi l’a rencontrée alors qu’elle entame une nouvelle étape de son parcours : un stage de six mois chez Couzin Films, commandité par la Coalition M·É·D·I·A·.
Passionnés respectivement par la réalisation et la scénarisation, Kevin Champagne Lessard (alias Kevin de Laval) et Maxime Scraire se sont rencontrés sur les bancs de l’Institut national de l’image et du son (L’inis), où ils ont d’abord collaboré sur des productions scolaires avant de se lier d’amitié. Désireux d’unir à nouveau leurs forces à la suite de leur graduation, ils ont imaginé depuis 2019 une quantité de projets, dont un qui leur permettrait d’explorer leur amour commun du genre de l’horreur. Celui-ci a attiré l’attention de Mathieu Paiement, producteur au contenu chez Babel Films, et bien qu’il ne se soit jamais concrétisé, il a marqué le lancement d’une collaboration qui se poursuivra dans les années à venir lors de la production de son successeur, le long métrage « Les patriotes ». Qui fait Quoi a discuté avec le trio pour en savoir davantage sur ce film en cours d’écriture, qui alliera les codes du slasher à la ferveur souverainiste québécoise.
D’habitude, 10e Ave Productions développe ses propres projets et en est l’initiateur. Or, pour « Lydia et le Vaisseau des tempêtes », les choses se sont passées tout à fait autrement puisque c’est Émilie Rosas qui a approché la maison de production. La réalisatrice avait obtenu une bourse Jeunes créateurs de la SODEC pour un projet de long métrage d’animation basé sur les livres « Le Vaisseau des tempêtes » et « Le Prince des glaces », d’Yves Meynard, un auteur de livres de science-fiction et de fantastique originaire de Québec. Lors d’une résidence au Carrousel international du film de Rimouski, où elle “pitchait” son projet, elle a rencontré une représentante de la Maison 4:3 qui l’a incitée à contacter Nancy Florence Savard.
Alors qu’il entreprenait la postproduction de la série « Pilotes de brousse », Patrick Francke-Sirois s’est mis à la recherche d’un nouveau sujet apte à nourrir un autre documentaire d’observation. L’inspiration lui est finalement venue lors d’un de ses trajets quotidiens sur la rue Notre-Dame, qui longe durant 26 kilomètres un environnement paradoxalement méconnu par rapport à sa taille : le Port de Montréal. Désireux de démystifier cet écosystème, le cofondateur de Casadel Films s’est lancé dans le développement, puis la production d’« Au coeur du port », un processus qui culmine ce mois-ci par la diffusion de l’émission sur les ondes de Télé-Québec. Qui fait Quoi est allé à sa rencontre pour en discuter.