Les exclusivités
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la parole aux professionnel·le·s de l'image et du son (cinéma, télévision, scène,
musique, communication, culture…). Entrevues exclusives, reportages inédits, visites
de plateaux, entrevues dans les coulisses, podcasts, interview vidéo, compte-rendu
d'événements et de festivals, analyses, réflexions… Les abonné·e·s de Qui fait Quoi
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Pour la troisième édition de son Forum des membres, l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision – section Québec a invité ses membres à se regrouper à la Cinémathèque québécoise les 4 et 5 décembre. L’occasion pour ces représentants de la scène audiovisuelle d’échanger et de participer à plusieurs activités, conférences et panels d’expert·e·s sur des sujets variés. Qui fait Quoi était présent.
Directeur général A+ et A+ IVOIRE (de Canal+), Michel Mutombo-Cartier, a dressé un portrait des attentes de l’Afrique francophone en matière de contenus lors du Forum des membres de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision - section Québec. Retenu à Paris, il a partagé certains procédés du Groupe Canal+ sur le continent africain. Ce que l’on retient d’abord : au sein du groupe Canal, il existe effectivement pas mal d’attentes, et surtout des défis. Il a ensuite dressé un portrait de l’évolution sur le continent depuis une trentaine d’années.
La documentariste abénakise Kim O’Bomsawin a pu profiter d’une tribune d’honneur à la 27e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM). En plus de clôturer l’événement par la présentation de son plus récent long métrage, « Ninan Auassat : Nous, les enfants », la cinéaste a eu l’occasion d’y offrir une classe de maître, coorganisée par le Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ), dans le cadre de la Journée de la relève du 22 novembre. Qui fait Quoi a assisté à cette discussion, où la réalisatrice de « Je m’appelle humain » a fait le point sur son parcours et sur sa vision du cinéma autochtone devant la prochaine génération de documentaristes.
Cofondateur du collectif Double Négatif, Karl Lemieux a réalisé plusieurs films expérimentaux (« Mouvement de lumière », 2004 ; « Western Sunburn », 2006 ; « Mamori », 2010 ; « Quiet Zone », 2015 et « Yujiapu », 2017). Il le reconnaît lui-même, son parcours est un peu difficile à saisir et son cinéma prend différentes formes. Il a aussi travaillé au Studio d’animation de l’Office national du film où il réalise, avec David Bryant, « Ondes et silence » en 2015. Une des constantes de son oeuvre est qu’il travaille presque toujours en 16 mm.
Deux ans après avoir dévoilé le scénario de son premier long métrage, Evangéline Kabuya est revenue à la charge au festival CINEMANIA pour aller chercher les derniers partenaires qu’il lui faut pour concrétiser son projet. Dans cette oeuvre intitulée « La professeure », la cinéaste émergente compte mettre en lumière nombre d’enjeux préoccupant la communauté noire du Québec, dont notamment l’appropriation culturelle. Une proposition qui a séduit une nouvelle fois les membres de l’industrie présents à la séance de pitchs à laquelle Evangéline Kabuya a participé, confie-t-elle à Qui fait Quoi.
Au printemps 2022, dans la foulée de la vague de dénonciations ayant déferlé dans l’industrie en 2020, et suite à la publication d’un rapport portant sur une étude menée par Joëlle Bissonnette contenant des données accablantes quant à la prévalence d’harcèlement dans l’industrie de la musique, des représentantes de l’Adisq, de l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour (APIH) et deux professeures de l’UQAM se sont assises ensemble et ont exprimé une certitude partagée, à savoir qu’il fallait s’unir pour faire « quelque chose », mais là restait à définir le « quelque chose ».