Les exclusivités
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Lorsque le documentaire « It’s Not Funny Anymore : Vice to Proud Boys », qui portrait sur le créateur du média Vice devenu un des fondateurs du mouvement néofasciste Proud Boys, a été terminé, le réalisateur Sébastien Trahan et son producteur Pablo Salzman, de Cineflix Media, se demandaient quel serait leur prochain projet. Ils sont tombés sur les reportages du journaliste canadien Rick Westhead au sujet du procès de l’équipe junior canadienne accusée d’agression sexuelle sur une jeune fille. « L’idée nous fascinait, confie-t-il à Qui fait Quoi. Nous avons donc contacté Rick Westhead pour voir si on pourrait raconter cette histoire. »
Après leur rencontre sur les bancs de l’École supérieure en Art et technologie des médias (ATM) du cégep de Jonquière – où ils ont tous les deux étudié les rouages de la postproduction –, Louis-Pierre Cossette et Anaë Bilodeau n’ont cessé de collaborer, d’abord sur le plan technique, puis créatif. Depuis 2008, le duo évolue dans l’industrie de l’audiovisuel en tant qu’artistes de l’animation, ayant prodigué leur art dans de multiples projets, puis réalisé leurs propres courts métrages : « Nuit blanche », « La dernière minute » et « À l’aube ». Un catalogue auquel s’est ajouté cette année « La tête en champ de bataille », un court documentaire animé où David, vétéran de 45 ans, partage son combat intérieur pour retrouver l’équilibre face à des blessures invisibles. Qui fait Quoi a rencontré les créateurs pour en savoir davantage sur la démarche derrière ce projet très personnel.
Après une formation en sciences politiques à l’UQAM et un cours en cinéma à L’inis, Mathieu Vachon commence sa carrière en publicité pour se perfectionner. Rapidement, il se rend compte qu’il n’est pas bien dans ce domaine et part travailler avec les Anichinabés en Abitibi pour le Wapikoni mobile. Il découvre le documentaire et travaille avec la communauté pendant quelques années. Il réalise d’ailleurs un film, « Wapikoni - Escale à Kitcisakik », qui relate cette expérience et l’amène à revenir au documentaire. Alors que son prochain documentaire, « Subir ou choisir – L’économie en transition », sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada le 17 avril, Qui fait Quoi s’est entretenu avec lui.
Active dans l’industrie du cinéma en tant que machiniste depuis une douzaine d’années, Alexandra Elkin a réveillé ces dernières années l’ambition créative qui sommeillait en elle pour réaliser « Au pied du mur », son tout premier documentaire. Pour les besoins de ce long métrage — produit et distribué par Vital —, la cinéaste émergente s’est lancée dans une aventure d’escalade aussi exigeante physiquement que mentalement, accompagnée et soutenue notamment par Jack Lambert et Dierdre Wolownick, deux grimpeurs d’exception âgés de plus de 70 ans. Qui fait Quoi est revenu avec elle sur cette expérience à l’occasion de la sortie en salles de son film au mois de mars.
Bien qu’elle ait essentiellement consacré son entreprise à la production de films en prises de vues réelles, Fanny-Laure Malo n’a cessé d’entretenir un intérêt pour l’animation, souhaitant un jour contribuer à la création d’une oeuvre dans ce médium. Une telle opportunité s’est finalement présentée à l’aube de la décennie, lorsqu’un de ses contacts de l’industrie québécoise de l’image animée lui a transmis la responsabilité d’un projet sur lequel il travaillait. Six ans plus tard, la fondatrice de La Boîte à Fanny présente « Vincent et la prophétie des mers », un long métrage qui s’est avéré être un baptême du feu sur de nombreux aspects. Qui fait Quoi en a discuté avec elle.
Dans le cadre de ses fonctions au sein de la société de production KO24, Louis-Philippe Drolet cherche systématiquement à soutenir des projets cinématographiques à la fois accessibles au grand public et porteurs de messages sociaux forts. Une volonté qui l’a amené à donner aux auteurs des films « Le Mirage » et « Le Guide de la famille parfaite » les moyens de critiquer les phénomènes de la surconsommation et de l’anxiété de performance, respectivement. Aujourd’hui, le producteur garde le cap en appuyant « Sortie de zone », un long métrage qui traitera l’importance du plaisir sportif d’un point de vue féminin. Qui fait Quoi est allé à sa rencontre en marge du tournage de cette comédie au Centre sportif et récréatif de Montréal-Ouest.