Les exclusivités
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Lorsqu’Eugénie Lépine-Blondeau a demandé aux quatre invitées de la discussion « Parlons budget : pour en mettre plein la vue et les oreilles », organisée par l’Association des professionnels de l’édition musicale et l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision, si la rencontre entre le secteur de la musique et de l’audiovisuel se déroulait toujours de façon harmonieuse au moment d’établir une trame sonore de qualité, Josée Vallée, vice-présidente exécutive, fiction et longs métrages, marché francophone chez Sphère Média, a répondu d’entrée de jeu : « Le problème ce n’est pas l’harmonie, c’est l’argent. »
Le théâtre La Licorne représente jusqu’au 24 février « Ulster American » de David Ireland, dans une traduction de François Archambault. Après avoir été reportée à cause de la pandémie, la pièce avait connu quelques représentations (avec masque) pendant un mois à Montréal. Elle revient maintenant dans une distribution où Vincent Leclerc remplace David Boutin tandis que Frédéric Blanchette et Lauren Hartley la complètent, comme dans sa version initiale. Pour sa 5e mise en scène d’une production de La Manufacture, Maxime Denommée s’entretient avec Qui fait Quoi pour discuter des propos de la pièce : mecsplication (mansplaining), identité, féminisme d’alliance... Des dialogues enflammés et précis rencontrent ici une mise en abîme dramaturgique intelligente et des propos outrageusement provocants.
On apprenait, lundi en soirée, le décès de la journaliste et chroniqueuse télé Louise Cousineau, à l’âge de 86 ans. On savait qu’elle avait des problèmes de santé. Terreur des producteurs et des diffuseurs, elle a régné sur l’univers de la télé québécoise pendant des décennies. Sa plume acerbe en a fait trembler plus d’un. Mais, toujours, elle a écrit pour ses lecteurs et avec une grande affection pour la télé d’ici.
« Lucy Grizzli Sophie », long métrage scénarisé par Catherine-Anne Toupin et réalisé par Anne Émond, marque la seconde association entre Azimut Films et KO24. Après « Le guide de la famille parfaite », tourné en 2019, Félize Frappier renoue avec Louis-Philippe Drolet et Louis Morissette, un partenariat qui s’est façonné de façon tout à fait naturelle, précise la productrice qui prévoit que la coproduction entre boîtes de production québécoises risque de se manifester plus souvent au cours des prochaines années.
La série « FEM », disponible dans son intégralité sur tv5unis.ca, est un drame musical qui met en scène le personnage de Zav, un adolescent qui s’interroge sur son identité de genre à travers sa passion, la musique. C’est donc dire que les chansons et les compositions entendues dans les 10 épisodes de 30 minutes, originales ou encore préexistantes, ont été réfléchies ou conçues dès l’étape du développement. Lors de l’événement Quand la musique rencontre l’image, organisé par l’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM) et l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision, était réunie une grande partie de l’équipe de « FEM » afin d’échanger avec Eugénie Lépine-Blondeau sur la démarche musicale derrière le projet.
Ayant mis en images la 4e saison de la série « Les pays d’en haut », Yan Lanouette Turgeon est familier avec l’univers de Gilles Desjardins. Il est aussi un réalisateur qui a précédemment piloté quelques projets d’envergure pour Sphère Média (« Épidémie » et la première saison d’« Aller simple »). Voilà pourquoi son implication sur « IXE-13 et la course à l’uranium », une série d’espionnage qui se déroule dans les années 1940 à Montréal, durant l’Après-guerre, était toute désignée. Rapidement, lorsqu’il a commencé à discuter avec l’auteur, il s’est aperçu que les références de ce dernier, dans sa réimagination du récit de l’espion Jean Thibault, alias IXE-13, provenaient du film noir.