Les exclusivités
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Depuis que Kim O’Bomsawin a eu la première fois l’idée d’aller filmer les enfants de communautés des Premières Nations, plusieurs années se sont écoulées. La productrice, réalisatrice et scénariste se disant, à l’époque où elle préparait sa maîtrise, qu’on ne donnait pas du tout la parole aux jeunes des communautés et qu’on les connaissait très mal. Des années plus tard, elle propose « Ninan Auassat : Nous, les enfants », un long métrage documentaire en version originale française, anglaise, innu-aimun et atikamekw. Entre temps, sa boîte, Terre Innue, a eu le temps de sortir d’autres projets tels que « 3500 km de sentiers partagés », « Dans un territoire près de chez vous » ou encore « Je m’appelle humain ».
Alors que les festivals comme CINEMANIA font salle comble, un grand film comme « Bergers » n’attire qu’une poignée de spectateurs au Cinéma 9 à Gatineau en soirée. Le cinéma québécois et acadien va mal. Le public ne semble pas au rendez-vous. Pour donner le goût aux gens d’aller en salle, Pamplemousse Média propose une deuxième édition du documentaire « Dans un cinéma près de chez vous », animé par Karine Vanasse, qui sera diffusé le samedi 23 novembre à 20 h sur ICI Télé, puis en rattrapage sur Tou.tv. Qui fait Quoi a discuté avec Jocelyn Lebeau, producteur au contenu de ce documentaire de 90 minutes.
L’Union des Producteurs et Productrices du Cinéma Québécois (UPPCQ) a voulu tâter le pouls auprès de ses membres sur leurs conditions de travail et de vie. Et le portrait est loin d’être glorieux. À la lecture de ces résultats, on est loin de l’image du producteur qui conduit une voiture de luxe et qui habite dans une maison huppée dans une banlieue chic. Christine Falco (Films Camera Oscura), Élodie Pollet (Extérieur Jour), Galilé Marion-Gauvin (Unité centrale) et Irène Bessone (Art et essai), tous membres du C.A. de l’UPPCQ, ont présenté les résultats devant près de 100 personnes à la Cinémathèque québécoise.
Au départ, Jérémie Battaglia voulait tourner un film sur les jeunes hommes d’origine maghrébine en France. Il essayait de trouver une histoire différente du discours médiatique dominant sur ces jeunes hommes, qui est plutôt négatif. C’était en 2015, à la suite des attentats de Paris. Son père lui a envoyé un article sur un petit village où il avait vécu, Lunel, en Camargue, dans lequel plusieurs jeunes étaient partis faire le djihad. Le réalisateur cherchait une histoire à raconter, une histoire positive. Ainsi est né le documentaire « Une jeunesse française », qui a été présenté à CINEMANIA et qui prend l’affiche au Québec.
La réalisatrice et productrice Angèle Diabang s’est formée en cinéma au Média Centre de Dakar, puis en France, à La Fémis, et enfin en Allemagne, à la Filmakademie. Elle a commencé sa carrière comme monteuse, un métier de l’ombre qui correspondait à l’époque à son caractère, cet enfermement dans une chambre noire, seule, sans avoir à parler aux autres. Elle passe ensuite à la réalisation avec le documentaire « Mon beau sourire », en 2005. Et, afin de pouvoir financer ses propres films, elle fonde Karoninka.
Fascinée par les histoires de la vie quotidienne, Adam Mbowe oriente aujourd’hui sa pratique vers la réalisation de documentaires, après s’être penchée au cours des dernières années sur des projets fictifs. La cinéaste gambienne-américaine-canadienne travaille aujourd’hui sur un court métrage intitulé « Buri Gaggi », le portait d’un pêcheur Gambien tentant d’améliorer ses conditions en devenant influenceur. Un projet qui vient rejoindre ses convictions et qu’elle a pu perfectionner grâce à sa participation au programme « Voix [in]visibles », piloté par le Centre PHI. Qui fait Quoi a discuté avec elle de son parcours, de son projet et de son expérience au sein de cette résidence.