Les exclusivités
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Depuis dix ans, Jason Béliveau agit à titre de programmateur pour Antitube, un centre de diffusion cinématographique de Québec. L’année dernière, Antitube a pu se doter de son propre espace de diffusion, le Cinéma Beaumont, une salle de cinéma d’art et d’essai située dans la coopérative Méduse au centre-ville de la Vieille Capitale. Le programmateur a aussi été critique pour la revue Séquences pendant quatre ans, activité qu’il a arrêtée avec l’ouverture du Beaumont. Il a en outre oeuvré en programmation pour le festival Les Percéides pendant deux ans et collabore au festival REGARD, participant au comité de programmation pour certaines sélections. Pour une quatrième année, il s’occupe donc de programmation de courts métrages pour CINEMANIA. Qui fait Quoi lui a demandé comment il approchait cette programmation précise pour ce festival.
D’abord embauchée par CINEMANIA pour s’occuper du développement public et partenariat, Diane Magnoux est responsable de la programmation pour la 30e édition du festival. Un 30e anniversaire, c’est quand même quelque chose ! « Nous voulons surtout avoir les titres de films les plus forts de l’année », répond-elle à Qui fait Quoi. Son but : qu’on se souvienne de cette édition comme celle où il y a eu les dix premiers titres francophones de l’année.
Tour à tour journaliste et productrice de balados, Anamê Gnanguenon s’est récemment tournée vers le médium du cinéma pour partager sa volonté de défendre les droits humains et les intérêts des communautés afro-descendantes. Afin d’acquérir de l’expérience et de l’assurance dans ce nouveau domaine de l’audiovisuel, la militante franco-béninoise s’est inscrite au programme « Voix [in]visibles » de la Fondation PHI, une résidence visant à développer le talent d’artistes émergents issus des diasporas africaines de Montréal. Une expérience enrichissante qui lui a permis d’apprendre de nouvelles méthodes pour concrétiser son premier court métrage, a-t-elle confié à Qui fait Quoi.
Il y a 30 ans, CINEMANIA est né avec l’idée de donner un écho au cinéma français de France auprès des anglophones et allophones de Montréal qui n’y avaient pas accès, avec des sous-titres. Mais aujourd’hui, Guilhem Caillard, son directeur général et artistique, aime moins évoquer cette origine puisque, au fil des ans, le festival s’est transformé pour devenir l’événement absolument crucial pour confirmer aux Québécoises et aux Québécois que le Québec appartient à ce grand centre créatif de la francophonie internationale, explique-t-il à Qui fait Quoi.
Né à Montréal d’une mère mexicaine et d’un père cubain, Boris Rodriguez porte naturellement dans son coeur les histoires racontées par les membres des différentes communautés qui peuplent la métropole. En plus de présenter ses projets personnels au grand et au petit écran, le cinéaste soutient également d’autres créateurs issus de la diversité à faire entendre leurs voix par le biais de sa maison de production, Majika Pictures. Une démarche qu’il poursuit aujourd’hui en produisant « La Recette du Bonheur », une série Web qui dépeindra le multiculturalisme montréalais à travers les déboires d’une bande de restaurateurs. Qui fait Quoi a discuté avec lui de ce nouveau projet qui rejoint ses convictions.
Toujours engagé pour l’amélioration des mesures d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) au sein du secteur culturel du Québec, Gavin Seal milite aujourd’hui pour que la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) appuie ses paroles par des actions. Dans une pétition publiée sur change.org, le cinéaste et fondateur d’Intersectionnel Films demande que l’organisation gouvernementale développe et partage une stratégie EDI avec des objectifs et des résultats clés, et ce, dans les six prochains mois. Une démarche nécessaire, assure-t-il à Qui fait Quoi, pour que les industries audiovisuelles demeurent accessibles à l’ensemble de la population québécoise.