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Pour sa troisième édition, le Gala Québec Cinéma récompensait la crème de la production cinématographique québécoise des douze derniers mois. Partant favori avec 16 nominations, « 1991 » de Ricardo Trogi a récolté 5 statuettes, dont la très convoitée du meilleur film de l’année. C’est « La Bolduc » de François Bouvier qui est sorti grand vainqueur de cette cérémonie avec 6 prix, dont celui de la meilleure actrice remis à Debbie Lynch-White.
Encore une fois cette année, le Gala Québec Cinéma récompense de nombreux films soulignant la richesse des propositions qu’offrent les créateurs et les créatrices d’ici. Alors que « La Bolduc » et « 1991 » se distinguent avec 6 et 5 statuettes respectivement, « À tous ceux qui ne me lisent pas » et « Une colonie », des premiers longs métrages, parviennent à faire leur place au palmarès, confirmant l’importance de la relève dans le paysage cinématographique québécois.
C’est via Skype que Sonia Bonspille Boileau s’est adressée au public venu assister à la rencontre « Images de femmes et diversité prise 2 » lors du plus récent festival Vues d’Afrique. La réalisatrice, oeuvrant à la fois en cinéma et en télévision, s’est exprimée sur son parcours, mais aussi sur les difficultés de faire sa place en tant que femme autochtone dans un milieu qui prend de plus en plus conscience des enjeux paritaires et de diversité. Qui fait Quoi y était présent.
Après des études en France où il se spécialise en montage, Frédéric Chalté soumet sa candidature dans des écoles de cinéma plus théoriques dans l’Hexagone ainsi qu’au Québec. C’est finalement l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) qu’il choisit pour compléter un baccalauréat en communication, profil cinéma, un programme somme toute plutôt technique. Il se consacre alors à la réalisation et se révèle parmi l’un des chanceux à mettre en scène un court métrage à la fin de ses études. Avec ses camarades, il propose « The Babysitter », un film qui annonce son amour pour le cinéma de genre. Qui fait Quoi a discuté avec le jeune cinéaste en marge du 72e Festival de Cannes.
La première version de scénario de « Luz : un film de sorcières » remonte à six ans alors que Julie Roy vivait sa première grossesse. Rédigé d’un seul trait, les prémisses du court métrage ont été soumises aux institutions puis refusées de par l’aspect très polarisant du récit imaginé. C’est la comédienne Francesca Barcenas qui a relancé la réalisatrice quatre ans plus tard. Au bout du compte, la cinéaste a financé elle-même son projet, ce qui l’a également amenée à s’associer à Laurent Allaire de Chasseurs Films qui l’a accompagnée dans cette aventure. Aujourd’hui, le film se retrouve parmi les 15 sélectionnés à Talent tout court. Qui fait Quoi a discuté avec la créatrice lors du dernier Festival de Cannes.
Le premier contact de Jean-François C. Pronovost avec les arts de la scène remonte à sa plus tendre enfance. Dès l’âge de dix ans, alors qu’il déménage de Granby à Boucherville, il prend part aux activités théâtrales de son quartier. Très jeune, il donne même des cours de mise en scène à ses pairs. Toutefois, à 15 ans, au moment où il aperçoit sa soeur sur scène, juste avant de rejoindre lui-même la troupe des Gougounes masquées des Ateliers Nez Rond, l’adolescent comprend que sa vie devra être consacrée au jeu. Le voici maintenant, à interpréter un rôle très enviable, celui de Passe-Montagne dans la version 2019 de « Passe-Partout ».