William Mazzoleni Valin poursuit avec « Captaine » sa démarche créative, selon de nouvelles méthodes
Né et élevé dans la communauté ilnue de Mashteuiatsh, sur les rives du Lac-Saint-Jean, William Mazzoleni Valin a pu constater tout au long de sa vie à quel point les répercussions du colonialisme se faisaient encore sentir parmi les membres de sa Nation, à commencer chez lui-même. Des souvenirs douloureux qu’il cherche à dépeindre par le cinéma, avec la volonté de stimuler l’empathie envers les Premiers peuples et d’ouvrir des chemins entre les diverses cultures. Neuf ans après s’être fait remarquer à Cannes avec son court métrage « Pow Wow » – qui consistait en une exploration semi-autobiographique du deuil –, le réalisateur propose « Capitaine », un premier long métrage s’attardant sur la navigation entre deux mondes et deux langues, à travers le regard d’un père à la recherche de sa fille. Qui fait Quoi s’est entretenu avec lui pour en savoir davantage sur cette expérience.



















